Changer le monde : de Québec à Lima

« La journée internationale des volontaires, c’est un moment pour souligner notre engagement, reconnaître l’effort et le temps donnés aux causes qui nous tiennent à cœur. C’est une façon de nous féliciter et de valoriser notre travail. »

Je m’appelle Jennifer Piccin. Le 2 décembre dernier, j’ai eu 27 ans, 3 jours avant la journée internationale des Volontaires !

J’ai toujours voulu aider les autres. Depuis longtemps, j’ai décidé que, plus tard, je choisirai une carrière axée davantage sur l’humain. Je voulais devenir médecin pour MSF. J’ai fait des études en sciences pures au Cégep. Je m’ennuyais. Je me suis dit : « ce n’est pas pour moi, mais je peux m’impliquer autrement. » J’ai opté tout d’abord pour des études en langues, en me disant je serai prête le moment venu (je parle 5 langues!), puis, par la suite, en développement international. À ce jour, j’ai effectué trois mandats de coopération volontaire en Amérique latine. Je reviens d’une mission d’un an, passée au Pérou, avec Oxfam-Québec.

Être volontaire, pour moi, c’est offrir de soi, de son temps, de son expertise aux autres. Sur le terrain, cela signifie accompagner, mais ne pas faire à la place des autres. Au Pérou, comme conseillère en systématisation pour Oxfam-Québec, où j’ai formé des équipes à analyser leurs projets et à développer des outils pour les améliorer, j’étais là en appui, mais j’ai également beaucoup appris. Car le volontariat, c’est un partage, un échange. Je donne et j’apprends. Cependant, ce n’est pas parce que l’on ne peut partir que l’on ne peut avoir un impact ailleurs. Notre engagement, ce peut être de faire du bénévolat ici, ou tout simplement de faire un don à une ONG. Il existe plusieurs manières de s’engager et tout le monde peut avoir un rôle à jouer.

Oui, le volontariat c’est une belle expérience à vivre qui est parfois exigeante, mais où il existe une grande entraide entre coopérantes et coopérants. Lors de mon dernier mandat, tout en travaillant avec des équipes péruviennes, j’ai échangé avec d’autres volontaires ayant des expertises différentes et qui m’ont conseillé sur les projets sur lesquels je travaillais. Une communauté de pratiques qui enrichit notre action sur le terrain.

Se connaître soi-même pour savoir ce que l’on a à donner. Être prêt à accepter la réalité telle qu’elle est sur le terrain. Si l’on peut offrir quelque chose d’utile, il ne faut pas hésiter, il faut y aller, s’engager !

Jennifer Piccin
Étudiante à la Maîtrise en Sciences de l’administration gestion du développement international et de l’action humanitaire à l’Université Laval à Québec.