Œuvrer pour l’accès à l’eau et l’assainissement !

Originaire de Sainte-Foy dans la région de Québec, Amélie cumule déjà plusieurs expériences dans le domaine de la coopération internationale en Afrique de l’Ouest. Titulaire d’un baccalauréat en études internationales et langues modernes et d’une maîtrise en gestion de l’environnement, elle occupe depuis plus d’un an et demi le poste de conseillère technique en eau et assainissement avec Oxfam au Burkina Faso.

Elle travaille auprès de trois partenaires burkinabés : l’association Munyu des femmes de la Comoé, l’Union Provinciale des Producteurs de Fruits et Légumes et l’Association Wouol. Son mandat consiste à les appuyer dans la mise en œuvre du Projet Eau dans le bassin de la Haute Comoé. Ce grand projet a pour objectif d’améliorer la qualité de vie des populations en favorisant l’accès à l’eau et à l’assainissement dans cinq communes des régions des Cascades et des Hauts-Bassins, situées au sud-ouest du Burkina Faso. « Je travaille étroitement avec l’équipe de mise en œuvre du projet et avec les chargés de projet des trois associations. Par exemple, j’apporte un appui-conseil pour des formations ou des ateliers de sensibilisation. Je fais aussi un suivi au niveau de la qualité de l’eau.»

Selon Amélie, la relation de proximité avec les partenaires locaux est très importante pour mieux les accompagner. « Travailler avec eux sur une base quasi quotidienne permet d’avoir une analyse interne de leur fonctionnement et permet d’apporter un accompagnement et un renforcement plus adapté. » D’ailleurs, ce qui a le plus marqué Amélie jusqu’à présent est la confiance que les partenaires lui ont manifestée dès le départ. « Ça m’a impressionnée, car je représente la jeune femme blanche et je travaille principalement avec des hommes, plus âgés que moi pour la plupart. Je craignais un peu la perception qu’ils auraient de moi, mais finalement il y a eu ce lien de confiance, cette volonté d’avancer, de développer des activités et de travailler ensemble. C’est certainement l’un des meilleurs souvenirs que je garderai de cette expérience. » Au-delà des liens professionnels, des liens d’amitié se sont aussi tissés. « Je me suis mariée il y a un an à Ouagadougou avec mon amoureux burkinabé et les partenaires avec qui je travaille se sont déplacés pour assister à mon mariage. Ça m’a énormément touchée. »

Avec le contexte actuel et les événements récents qui ont touché le Burkina Faso, Amélie trouve plus difficile son travail d’accompagnement, puisqu’elle n’est plus sur le terrain à Banfora, où se trouvent les partenaires. Pour des raisons de sécurité, elle travaille depuis octobre dernier à partir de Ouagadougou, la capitale, à quelque 450 km. « Heureusement, j’ai la chance de bien connaître les partenaires, donc c’est facile de prendre le téléphone, de les appeler et de discuter de la mise en œuvre du projet. » Amélie reste tout de même positive par rapport à son mandat. « On ne peut pas déplacer des montagnes, mais on peut semer des petites graines. On ne voit peut-être pas toujours l’impact direct lors de notre passage, mais j’ose croire qu’elles vont grandir et que petit à petit, des changements vont avoir lieu. »