Les peuples autochtones, une réalité proche souvent oubliée

Les Autochtones représentent un enjeu qu’on oublie trop souvent. En effet, ces peuples vivent ici depuis si longtemps, alors que nos ancêtres conquérants sont venus s’installer ici il y a à peine 500 ans.

 

Dans un discours très émouvant donné par Melissa Elliott, co-fondatrice de Young Onkwehonwe United, nous rappelle lors de la conférence Colonialism, Capitalism and Migration, organisé par No One Is Illegal (NOII), que le Canada n’existerait pas sans le génocide de leur peuple. Les Autochtones sont une réalité du Canada et du Québec que plusieurs tentent d’oublier, de mettre de côté, mais il s’agit d’un problème, certes de grande envergure, mais d’une urgence cruciale.

 

Melissa Elliott a été d’ailleurs l’une des principales résistantes lors des Jeux Olympiques. En effet, lors des Jeux Olympiques en hiver dernier, la situation des Autochtones a levé bien des controverses et le Canada s’est trouvé dans une situation bien délicate sur la scène internationale. Melissa Elliott a souligné que malheureusement, les actions concrètes étaient le seul moyen qu’il leur restait. Ils avaient déjà tout essayé mais malheureusement, la pression internationale était la seule qui semblait fonctionner.

 

Cette jeune activiste des droits autochtones a fini son discours en nous présentant un drapeau représentant le traité entre les Autochtones et nos peuples. Il s’agit d’un grand drapeau blanc sur lequel se trouvent deux bandes parallèles mauves. La première bande représente notre peuple et nos bateaux, la deuxième bande représente les peuples autochtones. Les deux bandes sont parallèles car elles représentent le fait que chacun des deux peuples continue son existence sans interférer dans celle de l’autre. De plus, entre ces deux bandes se retrouve une surface blanche qui représente l’amitié, la paix et le respect, trois valeurs auxquelles tous devaient se soumettre. Malheureusement, comme le souligne Melissa Elliott, notre peuple a brisé chacune de ces trois valeurs,  nous avons nous-même brisé le traité.

 

Elle nous rappelle dans un dernier temps qu’il arrive bien trop souvent que les dirigeants des pays tentent de briser les connexions entre les peuples, mais il est de notre devoir de les en empêcher. C’est ainsi que dans le contexte du G20, nous devons nous présenter ensemble, comme un tout, en défendant les droits de tous et chacun.

 

Suivez-nous sur :
  • Icône Facebook
  • Icône Twitter
  • Icône Flickr
  • Icône YouTube