Négociations de Tianjin en Chine : Oxfam estime qu’une ébauche d’accord sur un fonds climatique commence à voir le jour

Des membres de l’association de femmes Cyembogo II cultivent les champs d’une des membres.  Ami Vitale/Oxfam
Des membres de l’association de femmes Cyembogo II cultivent les champs d’une des membres. Ami Vitale/Oxfam
Oxfam

Cette semaine a été la preuve qu’il est possible, à Cancún, de mettre en place des fondations solides au nouveau traité, incluant un fonds climatique.

Kelly Dent, experte en changements climatiques pour Oxfam

2010-10-12

Six jours de pourparlers sur le climat se sont achevés le samedi 9 octobre à Tianjin et Oxfam confirme qu’une ébauche d’accord portant sur un ensemble de décisions, en vue du Sommet de Cancún de décembre prochain, commence à voir le jour. Cependant, l’organisme précise que pour obtenir un véritable progrès cette année, les gouvernements devront  agir rapidement et avec la plus grande détermination.

« Il est possible d’accomplir de réel progrès à Cancún, mais les discussions de cette semaine ne signifieront absolument rien à moins que les gouvernements prennent des décisions fondamentales pour un accord mondial juste, ambitieux et contraignant » a déclaré Kelly Dent, experte en changements climatiques pour Oxfam. « Voir cette espoir s’éteindre n’est pas une option pour les populations pauvres autour du globe. Pour elles, il s’agit d’une question de survie ».

Oxfam affirme que la mise en place d’un fonds climatique mondial, qui aiderait les pays en voie de développement à s’adapter aux impacts des changements climatiques, est essentielle et réalisable à Cancún. D’autres éléments clés pour parvenir à ce « résultat équilibré » et permettre d’assurer le progrès des négociations, comprennent notamment une avancée vers un accord contraignant garantissant des actions plus ambitieuses sur la réduction des émissions, ainsi qu’un financement à long-terme fourni par les pays riches.

« Cette semaine a été la preuve qu’il est possible, à Cancún, de mettre en place des fondations solides au nouveau traité, incluant un fonds climatique. Pour progresser dans d’autres secteurs des négociations, les pays riches ne peuvent pas se permettre de prendre ce fonds en otage. Utiliser le fonds climatique comme monnaie d’échange dans les  négociations ne pourra aboutir qu’à une impasse et entraîner davantage de souffrance pour les populations vulnérables des pays pauvres », a ajouté Kelly Dent.

Oxfam demande donc la création d’un fonds climatique équitable, vérifiable, transparent et efficace. Ce fonds doit bénéficier aux pays pauvres et la moitié du financement  doit être destiné aux personnes vulnérables qu’elles s’adaptent aux changements climatiques, notamment les paysannes qui produisent plus de la moitié de la nourriture des pays pauvres.

Les négociations vont se poursuivre le mois prochain à Cancún au Mexique, lors de la prochaine COP16 de la Convention-cadre des Nations unies, où les gouvernements doivent proposer un train de mesures qui marque un réel progrès vers l’élaboration d’un accord ambitieux et contraignant.

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