Irruption de choléra en Haïti

Oxfam mobilise ses experts en santé publique pour faire face à l’irruption du choléra en Haïti

Projet de santé publique: des enfants réutilisent de vieux objets pour créer leur message de santé publique.
Projet de santé publique: des enfants réutilisent de vieux objets pour créer leur message de santé publique.
Oxfam

« Notre objectif est de faire en sorte qu’il n’y ait aucun nouveau cas de choléra dans la zone de la Petite rivière de l’Artibonite au milieu de la semaine prochaine. »

Cedric Perus, responsable des programmes humanitaires de Oxfam en Haïti.

2010-10-23

En réponse à l’irruption du choléra dans les départements du Centre et de l’Artibonite, Oxfam vient de dépêcher une équipe de spécialistes dans la zone touchée. Ayant une expertise pour intervenir en urgence, ces techniciens ont la mission de rétablir la qualité de l’eau, faire l’assainissement et mettre en place des programmes d’hygiène pour environ 100 000 personnes dans la zone de la Petite rivière de l’Artibonite.

« Le nombre de cas a augmenté rapidement. Nous suivons de très près la virulence de la maladie. Notre réponse doit être immédiate pour empêcher une plus grande propagation », a dit Cedric Perus, responsable des programmes humanitaires de Oxfam en Haïti.

« Notre objectif est de faire en sorte qu’il n’y ait aucun nouveau cas de choléra dans la zone de la Petite rivière de l’Artibonite au milieu de la semaine prochaine », a poursuivi M. Perus. Ce week-end, Oxfam distribue du savon et des comprimés de purification d’eau, en plus de mettre en place un programme de promotion de l’hygiène avec ses agents mobilisateurs.

Le tremblement de terre n’a pas eu d’effet direct sur le département de l’Artibonite et du Centre, mais les mouvements de la population vers les villes de province ont certes affecté ces communautés. Par ailleurs, avant le 12 janvier, seulement la moitié de la population avait accès à l’eau potable alors que 80 % n’avaient pas accès aux toilettes.

« Le but de notre intervention est de fournir de l’eau potable, de procéder à l’installation de latrines et de sensibiliser la population sur les pratiques d’hygiènes en terme de prévention à cette maladie. La pratique de l’hygiène constitue le seul moyen de stopper cette contamination », a expliqué M. Perus.

Le choléra est une maladie transmise par l’eau et les aliments contaminés. Les symptômes sont les vomissements et la diarrhée qui provoquent une déshydratation sévère.

Pour plus d'informations contacter :
En Haïti:
Peleg Charles
37 01 49 33
CPeleg@Oxfam.org.uk

Au Québec:
Caroline Boily
514-513-0506
boilyc@oxfam.qc.ca

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