Vanessa Pilon

Oxfam-Québec est très fière d’accueillir Vanessa Pilon, jeune femme brillante et engagée, comme ambassadrice de la 46e Marche Monde Oxfam-Québec, qui se tiendra à Montréal le 6 mai 2016.

« Un matin de printemps, en secondaire 4, j’ai fébrilement colorié l’intérieur de grandes lettres savamment tracées, une à une, sur une affiche en carton. Individuellement, elles ne signifiaient rien : mais, ensemble, elles formaient un message ressenti, un peu naïf et utopique, que je voulais clamer, du haut de mes 15 ans.

En descendant dans les rues de Montréal pour ma première Marche Monde (autrefois Marche 2/3), ce jour-là, j’ai découvert que j’avais une voix. J’ai goûté, pour la première fois, à l’effet grisant d’avoir une opinion, de pouvoir l’exprimer, et espérer être entendue. J’ai goûté au pouvoir citoyen, à l’engagement. Mais, ce jour-là, j’ai surtout découvert l’importance du mot « ensemble »; j’ai découvert que je n’étais pas seule à être consciente des enjeux, à ressentir de la compassion, et à vouloir construire un monde plus égalitaire, plus solidaire. J’ai senti que je faisais partie d’une force collective, qui avait un poids, et, qu’en combinant ma flamme à celle des autres, je m’assurerais de pouvoir l’alimenter, longtemps. C’est un peu ça, l’idée de la Marche Monde : rassembler ces milliers de lueurs, déjà conscientes, allumées, vivantes, afin de former, le temps d’une journée, un immense, puissant, et festif feu. Tout ça dans l’espoir que ces lueurs repartent à la maison, transformées en lanternes qui rayonneront dans leur entourage. Parce que, tout comme les lettres sur mon affiche, c’est seulement ensemble, que tout prend son sens.

Et, laissez-moi vous dire que, pour moi, ça a fonctionné. Galvanisée par ce premier contact avec la solidarité internationale, je me suis promise qu’à la fin de mon secondaire, j’irais, moi aussi, sur le terrain. Deux ans plus tard, ce rêve prenait forme, au Pérou, où j’ai franchi le cap de mes 18 ans, en travaillant comme coopérante volontaire dans un orphelinat. L’année suivante, j’allais passer plusieurs mois en Chine, au sein du programme Jeunesse Canada Monde. Ces expériences ont transformé la jeune femme que j’étais, et ont formé la citoyenne que je suis.

C’est pourquoi j’ai accepté, avec profonde fierté, d’être l’ambassadrice de cette 46ème édition de la Marche Monde. Grâce à mon rôle d’animatrice à Vrak, j’ai un contact privilégié avec les jeunes, et chaque jour, à travers mes échanges avec eux, sur les médias sociaux, je réalise que mon influence est bien réelle. Je me fais donc un point d’honneur, une responsabilité, d’incarner et de véhiculer des valeurs cohérentes.

Mais je le fais surtout parce que je les aime immensément, et parce que j’ai une confiance sans bornes en leur intelligence et leur sensibilité. Les jeunes d’aujourd’hui sont ouverts sur le monde, et ont accès à des outils fabuleux d’information, et de diffusion, grâce auxquels la conscientisation et la mobilisation sont plus aisées que jamais. Je veux donc leur donner envie d’utiliser ces outils, d’oser élever le ton, et de devenir des influenceurs, à leur façon. C’est à leur portée, plus que jamais, et, dans le contexte actuel, où le fossé entre les riches et les pauvres prend des proportions aberrantes, c’est nécessaire. Plus que jamais.

Le 6 mai, je serai donc dans la rue, la flamme encore bien vivante, entourée de milliers d’autres lueurs. Préparez-vous à ce qu’on brille, fort. Préparez-vous à ce que demain soit lumineux. »

Vanessa Pilon

Vanessa Pilon à Salut, Bonjour nous dit pourquoi la ‪#‎MarcheMonde‬ lui tient tant à cœur et vous donne rendez-vous demain au parc Jeanne-Mance pour une journée extraordinaire ! Visionner l’entrevue.