Favoriser la jeunesse au Niger Photo : Seydou Hadiza Hamadou

Favoriser la jeunesse au Niger

Mieux manger pour mieux étudier au Niger

Au Niger, 48,2 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, soit plus de 9 millions de personnes qui souffrent d’insécurité alimentaire grave.
Le faible niveau de scolarisation des jeunes, principalement des filles, est un frein important au développement du pays. Peu ou mal instruits, sachant à peine lire et écrire, ces jeunes arrivent à l’adolescence mal équipés, incapables de faire valoir leurs droits et de faire face aux défis de la vie.

Effectivement, seulement 62 % des jeunes filles terminent leur scolarité primaire. Sans éducation, ces jeunes filles voient leurs perspectives grandement limitées et sont souvent forcées à un mariage précoce.
Les parents ayant peu de ressources préfèrent que les enfants les aident dans les tâches domestiques ou agricoles notamment plutôt que d’aller à l’école. Lorsqu’un repas y est servi, la tendance se renverse. Les parents ont moins de pression pour nourrir leurs enfants et sont donc plus motivés à les scolariser.

C’est pourquoi Oxfam-Québec a mis sur pied le projet Mieux manger pour mieux étudier. L’objectif est de fournir des repas nutritifs aux élèves pour augmenter les résultats scolaires, l’assiduité en classe et réduire les cas de malnutrition infantile.

Grâce à de généreux donateurs, ce projet améliore l’alimentation et l’état de santé de milliers de jeunes touchés par la crise alimentaire, notamment des jeunes filles. Appuyer ce projet, c’est leur permettre de continuer à avoir accès à l’éducation et leur offrir un meilleur avenir.

Éduquées, ces jeunes filles, sont mieux outillées pour contribuer au développement de leur pays, assumer des responsabilités et relever les défis auxquels elles devront faire face. Unissons nos forces pour veiller à ce qu’elles puissent, elles aussi, avoir accès aux droits humains fondamentaux que sont l’alimentation et l'éducation.

La réalisation du projet

Les résultats sont probants. Au démarrage du projet, le taux de scolarisation des fillettes était de 2 % dans les écoles participantes. En 2017, ce taux est passé à plus de 50 %. De plus, le taux de persévérance scolaire est de 99 %.

Concrètement, des repas riches et diversifiés sont servis tous les jours dans les cantines grâce à l’approvisionnement en denrées sèches et aux jardins scolaires. Avec le ventre plein, les élèves sont plus concentrés, obtiennent de meilleurs résultats et surtout souhaitent continuer à aller à l’école.
Ce sont les femmes du village qui cuisinent ces repas nutritifs. En plus d’acquérir des compétences sur la nutrition et des techniques de cuisine, elles gagnent un revenu supplémentaire pour leur famille.

Afin d’assurer que le projet se développe à long terme, des jardins communautaires gérés par les écoles ont été mis en place, de même que de petits élevages. L’objectif de ces projets d’agriculture est d’assurer une pérennité du projet à long terme tout en assurant un revenu supplémentaire pour les écoles.

Le projet en bref :

• fournir au moins un repas par jour à 2 674 enfants afin de lutter contre la malnutrition;
• favoriser l’obtention de meilleurs résultats scolaires en fournissant de meilleures conditions d’apprentissage;
• créer des emplois pour les femmes du village et les mères des enfants;
• augmenter les compléments nutritionnels des enfants à travers les productions des cultures maraichères et le petit élevage;
• promouvoir l’égalité entre les filles et les garçons;
• offrir des formations aux enseignants, aux associations de parents d’élèves;
• permettre la rénovation de 11 salles de classes.

Témoignages

La distribution des repas est un grand moment de joie que l’on partage avec les élèves. Ils se présentent avec le sourire. En tant que mère et cuisinière, je suis très heureuse de voir le bonheur dans leurs yeux.

Nos enfants mangent à leur faim au moins une fois par jour, c’est un soulagement. Les enfants sont moins malades et plus motivés de venir à l’école.

Ce repas leur permet d’être plus concentrés et de mieux apprendre. En plus, on donne la chance aux filles de poursuivre leurs études jusqu’au secondaire.

Zeynabou Harouna

40 ans, cuisinière à la cantine scolaire de Komdili Béri.

Lors du démarrage du projet en 2006, l’école Gothèye Quartier dans la région de Tillabéry comptait 35 élèves, dont 10 filles.

Aujourd’hui, elle en compte 582, dont 300 filles, devenant ainsi la deuxième plus grande école de la région !

Photo : Mme Seydou Hadiza Hamadou

Chérifa Garba

10 ans, élève de dernière année de primaire.

Notre programme de coopération volontaire est réalisé grâce au soutien financier du gouvernement du Canada agissant par l'entremise d'Affaires mondiales Canada.

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