Mettons fin aux violences, stoppons le projet de barrage d’Agua Zarca au Honduras

Jusqu’à 2,5 milliards de personnes, incluant 370 millions d’indigènes, dépendent de la terre et de ressources naturelles qui sont tenues, utilisées ou gérées de manière collective à travers le monde. Au Honduras, les droits fonciers des peuples autochtones et des communautés locales sont menacés par des intérêts puissants. Le peuple Lenca s’oppose résolument mais pacifiquement au projet de construction d’un barrage qui risque de lui faire perdre l’accès au fleuve Gualcarque, qui constitue pour lui un important site sacré et une source majeure d’eau potable et de nourriture.

Berta Cáceres a eu le courage de se battre pour protéger les terres et les ressources naturelles dont vit sa communauté. Cela lui a valu d’être sauvagement assassinée la semaine passée. Oxfam déplore profondément la perte d’une telle femme inspirante, mère, épouse, activiste et défenseure des droits humains. Nous exhortons les autorités à agir rapidement et à traduire en justice les responsables de son assassinat.

Agissez pour soutenir l’action de Berta et mettre fin aux violences.
Rejoignez la lutte et demandez aux investisseurs et aux entreprises impliquées dans le projet de barrage d’Agua Zarca de retirer immédiatement leurs financements et de cesser toute participation.

Résister à des intérêts puissants est dangereux et Madame Cáceres n’est pas la première militante du droit à la terre à se faire tuer, au Honduras et dans le monde. Il faut que ça cesse !

Membre du groupe indigène Lenca, Berta Cáceres a co-fondé le Conseil civique des organisations populaires et indigènes du Honduras (COPINH) afin de défendre les droits des peuples indigènes. Elle a mené une opposition pacifique au projet de construction d’un barrage qui dénaturerait un fleuve sacré pour le peuple Lenca et limiterait l’accès de celui-ci à l’eau potable et à une source importante de nourriture. Cela lui a coûté la vie.

La famille de Berta et les membres du COPINH sont également menacés. Nous demandons au gouvernement du Honduras d’assurer leur sécurité.

Les entreprises et les investisseurs internationaux n’ont pas lieu de continuer à soutenir le projet de barrage d’Agua Zarca contre lequel Berta luttait.

La Banque centraméricaine d’intégration économique (BCIE), la banque hollandaise de développement (FMO), le fonds finlandais de coopération industrielle Finnfund et le fournisseur d’équipement allemand Voith-Hydro (Siemens) doivent se retirer.

Mettons fin aux violences, stoppons le projet de barrage d’Agua Zarca.

Cette action fait partie de la campagne Land Rights Now.