Blogue de la délégation jeunesse À table

Les propos tenus dans ce blogue sont ceux des jeunes participantes.

  • Tombée de rideau.

    Le rideau tombe maintenant sur ces cinq jours, fermant ainsi définitivement la page sur cette extraordinaire délégation jeunesse.

    Cette dernière s'imposera à mon esprit comme un souvenir impérissable puisque j'y ai non seulement appris davantage sur moi-même et la place que j'occupe au sein de notre société, les actes concrets que l'on se doit de poser pour rendre notre monde équitable pour tous, mais j'ai également appris à connaître des gens incroyablement débordants d'énergie, de vitalité et d'idées.

    Je ne pensais pas autant m'attacher à des personnes que je ne connais que depuis à peine trois semaines, cependant, les liens qui se sont tissés entre nous sont si forts qu'ils me semblent indestructibles.

    Sofia, Catherine, Marianne, Camille, Ange-Julien, Clothilde, Flavie, Jimmy, Rosabelle, Isabelle, Stéphanie, Nadia Maxime, Christine, vous avez fait une énorme différence dans ma vie... :) Ce n'est donc pas un Adieu, mais plutôt un À Bientôt!!!

    «Si vous désirez du changement, soyez ce changement!»

    -Ghandi.

    Je crois pertinemment que chacune des personnes mentionnées plus haut accomplira de grandes choses au cours de son existence.

    Dorénavant, la délégation jeunesse appartient au passé, mais dans mon coeur, elle demeurera toujours aussi vivante!

    La délégation !!!
  • Politique du G8 et du G20 : Les enjeux discutés selon Olivia Chow

    Le premier atelier du Sommet des Peuples auquel six membres de la délégation ont assisté était donné par Greenpeace et s'intitulait Politics of the G8/G20. Alors que nous nous attendions à une introduction à ce qui sera discuté au courant de ces sommets, nous sommes plutôt surprises et surpris de voir que c'est plutôt un panel animé par Olivia Chow, députée néo-démocrate de Toronto-Spadina, une circonscription à proximité de l'Université Ryerson, et Adam Vaughan, conseiller municipal du même arrondissement. Premier d'une série de deux billets sur les propos des panélistes. 

    « Faire un retour sur Copenhague, initier des fonds de recherche pour de nouvelles énergies vertes ou faire le point sur la castastrophe de la marée noire qui fait actuellement des ravages dans le golf du Mexique, voilà ce que les dirigeants qui seront présents au G8-G20 ne feront pas en omettant d'ajouter l'environnement à l'ordre du jour de leurs sommets. »

    C'est en dénonçant haut et fort cette énorme négligence qu'Olivia Chow débute sa conférence sur les enjeux politiques et environnementaux actuels.

    L'état de la faune marine est selon elle un très bon exemple de l'envergure alarmante des répercussions que peuvent avoir toutes les décisions prises sans égard pour l'écologie. En effet, différentes espèces de tortues, baleines, poissons et autres animaux marins disparaissent de plus en plus rapidement en raison des changements climatiques, qui ont pour effet de causer la hausse de la température de l'eau dans laquelle ils vivent. Cependant, la représentante du NPD est loin de baisser les bras devant cette situation, et annonce même que des décisions face à une révision de la protection de l'environnement ont été acceptées à la Chambre des Communes deux jours plus tôt. Pour la suite, faire passer au Sénat la loi C-311, soit la Loi sur la responsabilité en matière de changements climatiques est le défi actuel dans la lutte contre ces changements.

    Toujours très dynamique dans sa présentation, madame Chow aborde aussi le projet d'un pipeline qui relierait le Bassin de l'Athabaska en Alberta juqu'au port de Kitimat, sur la côte au nord de la Colombie-Britannique. En plus de réprésenter, pour une fois de plus, l'accaparement de leurs territoires à 40 Premières Nations sans leur consentement, ce projet est synonyme de terres en chantier de construction et prises par plus de 200 tanks, tout comme d'un écosystème ébranlé, et ce sur une distance de 1150 kilomètres. Tous ces ravages pour un seul but, le profit... qui ne reviendra même pas aux poches des Canadiennes et Canadiens, peu importe ce que le gouvernement peut tenter de faire croire. Et cela ne s'arrêtera pas là, prenez garde! Semblerait-il que le poisson des plans d'eau où la pipeline passera, selon les plans, entrerait ensuite dans la liste des éléments cancérigènes, en raison de la contamination de l'eau par les tuyaux.

    Aussi, va-t-elle plus loin à propos du pétrole en disant qu'il faudra apprendre à s'en passer et à aller vers de nouvelles énergies, car la situation devient de plus en plus incontrôlable et le pire est à venir. On songe maitenant à forer des puits de pétrole dans le continent artique. Cependant, comme elle le mentionne de manière totalement scandalisée, il n'y a aucun moyen de remédier à la situation et de nettoyer les glaces de l'Artique si un accident survenait, comme il arrive de plus en plus fréquemment sans que l'on ait l'information.

    Par Stéphanie Thibodeau avec la collaboration de Nadia Lafrenière

  • Une conférence à couper le souffle!

    On pense souvent que nos problèmes sont gigantesques... Et pourtant, nous nous plaignons le ventre plein. Samedi le 19 juin, nous avons pu constater que nous étions des femmes des plus choyées. Éducation, soins de santé et perspectives d'avenir, toutes les portes sont grandes ouvertes devant nos pieds, alors que, injustement, plusieurs femmes à travers le monde ne peuvent pas bénéficier de tels droits.

    C'est donc par le biais d'Amnistie Internationale que nous nous sommes penchées sur la problématique de la mortalité maternelle dans le cadre des objectifs du Millénaire. En effet, dans plusieurs États en voie de développement, les soins de base sont tellement déficients qu'il s'avère difficile pour les femmes, souvent peu scolarisées, de véritablement prendre soin d'elles et de leur bébé. Il n'est donc pas rare que ces nouveaux-nés ne connaissent qu'une brève existence dû aux conditions sanitaires déplorables...

    Personnellement, en tant que femme, cette conférence m'a profondément touchée. Plusieurs émotions ont surgi en moi, alors que je prenais conscience de l'immense chance que je possédais d'être née dans un pays où les conditions féminines sont extraordinaires. J'ai la chance d'avoir un toit sur ma tête, de la nourriture dans mon assiette et un accès facile à des systèmes de santé et d'éducation performants. En somme, je crois pertinemment que l'équité des chances et l'accès à des droits de base sont une obligation pour toutes les femmes du monde, peu importe leur condition sociale. C'est un devoir de société que de s'assurer que chacun ait droit à sa juste part de soleil.

    « Toutes les petites graines que nous plantons en terre aujourd'hui sont les arbres de demain. Nous pouvons faire une différence ! »

  • La fin de l'aventure

    Bonne nouvelle en fin de parcours, j'ai vu la version imprimée de l'article d'opinion que j'ai pu faire publier dans le Journal de Sherbrooke. Cela retrace bien ce que nous étions venus faire à Toronto ces derniers jours. Il est en bas de ce dernier billet de blogue.

    Nos aventures ont touché à leurs fins. Ce fut une très belle expérience jusqu’au dernier instant. Aujourd'hui, nous avons assisté aux ateliers du People's Summit dans la journée et puis le soir, nous nous sommes rassemblés autour d’une table et d'un bon repas. 

    Demain, ce sera le grand voyage de retour en train jusqu'à Montréal. Pour certaines d'entre nous, ce sera le retour dans nos petites villes. Départ prévu de Toronto vers 9h30. Retour anticipé à Montréal vers 15h00. Telle sera la trajectoire.

    À quelques heures de notre départ, je me surprends avoir une âme nostalgique. On gardera ces beaux moments avec nous... 

    Cette journée a conclu une belle aventure et nos souvenirs resteront gravés dans nos mémoires. Avant de terminer ces quelques lignes, je voulais remercier mes compagnons de voyage et nos deux accompagnatrices pour cette belle expérience. Chacun et chacune de vous êtes unique. Vous semez les graines du changement et je sais que vous contribuerai à changer de nombreuses vies.

  • Plus que cinq jours avant les sommets du G8 et du G20 : Croissance exponentielle de la présence policière

    C'est effectivement ce que l'on peut apercevoir dans les rues de Toronto moins d'une semaine avant le G20. Ici, les policiers (puisque ce sont presqu'exclusivement des hommes) se déplacent maintenant majoritairement à pied ou à vélo à proximité du centre-ville et ce, en groupe de dix ou plus. Nous pouvons également les voir se promener en plusieurs groupes, notamment lors de la manifestation pro-choix organisée par Oxfam Canada pour le Sommet pour la justice entre les hommes et les femmes, où le ratio entre militantes et militants et policiers frôlait 5 pour 1. Par ailleurs, leur nombre semble avoir incroyablement augmenté puisqu'il devient difficile de marcher deux coins de rue sans en voir. Par ailleurs, de ma chambre à l'Université Ryerson, nous pouvons maintenant entendre les hélicoptères voler au-dessus de nos têtes au milieu de la nuit. Il est par ailleurs à spécifier que cette visibilité accrue des forces policières est due essentiellement à une volonté d'intimidation, de peur et de répression de la part de l'État.

    C'est à suivre, mais il est à espérer que les mouvements sociaux auront raison lors des manifestations de la prochaine semaine!

    Ce qu'on peut voir le long de Front St.
    Ceux qui seront protégés pendant le G20...
    Les caméras sont omni présentes au coeur de la ville
    La Coalition ontarienne contre la pauvreté, notamment, a fait de l'affichage urbain!
  • Respect de la dignité humaine

    Premier billet de blogue, dernière journée à Toronto et d'inombrables sujets de réflexions. C’est avec enthousiasme que je me rendis au 285 Victoria pour assister à l’atelier "Islamo-phobia and Civil Liberties in Canada" à 10h00 am. Édifice Victoria de l’Université Ryerson, une fois en face du local 209, je me trouvais devant un auditoire hétéroclite composé de jeunes et de moins jeunes, offrant une belle palette de notre mosaïque culturelle canadienne. 

    Le sujet de l’atelier : la montée du racisme, de l’islamo-phobie et la diminution des libertés civiles au Canada. Sujet très préoccupant pour le "meilleur pays au monde". Sujet d’autant plus sensible que la racine du problème est bien ancrée dans nos représentations, voir même inconsciente de "l’autre". En d’autres termes, les stéréotypes et les préjugés qui sont sans cesse véhiculés par la presse médiatique (livres, revues, journaux) et l’industrie du cinéma, que ce soit à Hollywood ou plus près de nous, au Québec, contribuent à renforcer nos tabous.

    Une petite parenthèse, si vous me le permettez bien. Retour dans le temps en 2005. Je me rappelle cet été là un film indépendant controversé est sortie dans les salles du Québec: Le Nèg. J'étais scandalisée de voir l’affiche qui montrait une figurine d’homme noir avec un chapeau de paille et une canne à pêche. Ces mêmes figurines décoratives de vitres que l’on retrouve souvent devant les maisons dans les campagnes du Québec...Ceux et celles qui proviennent des régions plus éloignées sauront de quoi je parle.

    Permettez-moi de vous dire que le préjugé du paysan est un classique. Ce n'est pas la forme de préjugé la plus subtile. Il y en a beaucoup d'autres. L'atelier de ce matin m'a fait réaliser comment il est facile d'entretenir des stéréotypes dans notre quotidien. Sans même s'en rendre compte, on se représentente l'altérité, donc l'autre, d'une manière négative.

    Le musulman terroriste, par exemple. C'est un autre classique. Permettez moi de vous rappeler le stéréotype du noir paresseux, de celui qui est incapable de se prendre en charge, du menteur et du voleur. Le réflexe de tenir fermement son sac à main pendant que passe l’inconnu, qui ne l’a jamais eu ? 

    Représentation stéréotypée ? Certainement, mais réelle cependant. Pour enlever de nos pensées profondes de telles idées préconçues, je crois qu’il nous faut être en mesure de faire une réelle introspection sur nos schèmes de pensées et nos modes de conduite. C’est faire appel à sa conscience dont il s’agit.

    Autre élément de réflexion suite à l’atelier "Disability, Intersectionality, and International Development : A human rights approach", qui est toujours sur la thématique de l’exclusion. Cette fois, ce sont les handicaps physiques et intellectuels qui sont mis de l’avant. J’y ai appris que la pauvreté  est liée à trois sortes de discrimination : celle lié au genre, à la race –j’emploie ce terme sachant qu’il est scientifiquement erroné et que des recommandations de l’UNESCO depuis le milieu des années 1950 en proposaient le retrait- et aux handicaps.

    Je suis restée marquée par cet atelier parce que j'essaie de me mettre à la place de cette jeune fille africaine qui naîtra avec un handicap physique. Dans nos sociétés pourtant démocratiques, nous ne réservons pas souvent des places de choix aux personnes qui sont atteintes d'handicaps physiques ou intellectuels. La situation est pire dans certains pays en voie de développement. Encore une fois, les femmes sont sujettes à une plus grande exclusion que les hommes.

    Les personnes atteintes d'handicaps physiques ou intellectuels ont moins de chance d'aller à l'école, de pouvoir se marier et sont souvent une charge et une source de honte pour la famille. Pourtant, la dignité humaine est un principe universellement reconnu. Toute personne, indépendamment de son âge, sa condition physique et intellectuelle, ses convictions, sa couleur, son genre, sa religion et son orientation sexuelle, a droit à un égal respect de sa condition d'être humain. Ceci est d'autant plus véridique pour les personnes atteintes d'handicaps quelqu'ils soient.

     

     

  • Santé maternelle au Pérou: Il faut agir maintenant!

    Les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), qui ont pour but d'éliminer la pauvreté d'ici 2015, tardent à se réaliser. Le cinquième objectif, qui est d'améliorer la santé maternelle en diminuant du trois quarts de 1990 à 2015 le taux de mortalité maternelle, et en donnant accès à toutes les femmes à la santé reproductive, ne se réalisera vraisemblablement pas d'ici l'échéance. La situation vécue s'avère difficile au quotidien dans plusieurs pays en développement, et plus particulièrement au Pérou. Les populations des régions éloignées et les communautés autochtones sont les premières touchées par cette problématique. En effet, 80 % des gens vivant dans l'extrême pauvreté demeurent en région rurale dans ce pays. L'éloignement des centres de soins, le manque de moyens de transport et les coûts élevés pour les familles sont tous des obstacles à la santé maternelle. Pour les femmes autochtones, qui bien souvent ne parlent pas l'espagnol, il est aussi difficile de se faire comprendre du personnel médical, lorsqu'il est présent dans la communauté. Ainsi, elles ne reçoivent pas toujours des soins adaptés à leur situation, ce qui fait que de simples maux peuvent se transformer en une grave menace pour leur survie.

    à l'aube des sommets du g8 et du g20, des mesures concrètes soient mises en place pour que cela se réalise.

     

     

  • Racisme, islamophobie et la première sortie publique d'Adil Charkaoui

    Un plan du Sommet des peuples : toutes et tous s'entendent pour dire que le racisme - tout comme d'autres formes de discrimination telles le sexisme et l'homophobie – se fait de plus en plus sentir dans diverses communautés sur la planète. Divers groupes ont donné des ateliers sur le sujet, notamment Canadian Peace Alliance, Muslim Unity Group et Independent Jewish Voices qui ont discuté d'islamophobie alors que Personne n'est illégal s'est plutôt penché sur la légitimité des frontières alors que cinq panélistes ont critiqué le racisme en terme de migration.

    La recrudescence du racisme n'est pas sans en inquiéter plusieurs. Parmi les diverses formes de racisme observées, l'islamophobie semble parmi les plus évidentes. De l'interdiction du port du niqab aux certificats de sécurité, en passant par les diverses attaques à la liberté de religion musulmane et aux guerres tant en Irak qu'en Afghanistan, la politique canadienne à l'étranger illustre clairement un modèle antisémite servant à justifier ces actes. Si à travers le temps le Canada a toujours cherché un ennemi pour justifier ses politiques extérieures – autrefois les communistes, les noirs – c'est aujourd'hui les communautés musulmanes qui sont visées. Par ailleurs, cette division des formes de discrimination tend de plus en plus à diviser les opprimées et opprimés.

    Pour consolider le tout, il est souvent jugé antisémite de critiquer certaines politiques contre l'islam, notamment l'apartheid israélien en Palestine. On assiste donc à une situation où il semble, pour les médias et nombre de personnes, que l'islamophobie et le racisme puissent se justifier par des peurs irrationnelles d'attaques terroristes ou autres et où la liberté d'expression se dégradent, ce qui n'est pas sans inquiéter nombre de groupes sociaux, dont plusieurs ont vu leur financement coupé (Alternatives, Kairos, etc.)

     

    «Tous les contrôles frontaliers sont fondamentalement racistes et violents.» - Personne n'est illégal!

    C'est sous le thème Colonialisme, capitalisme et migration : Personne n'est illégal! qu'Adil Charkaoui a donné sa première conférence depuis la fin des
    conditions relevant de son certificat de sécurité. En effet, il était un des cinq panélistes invités par Personne n'est illégal – Toronto pour un atelier d'un peu plus d'une heure et demie samedi après-midi. Rappelons qu'en 2001, Adil Charkaoui s'est fait imposer un certificat de sécurité à la suite d'un profilage particulièrement sévère. Les certificats de sécurité furent imposés uniquement à des hommes musulmans et, selon le gouvernement canadien, sont fondamentaux et très importants afin de combattre le terrorisme. Nous n'avons qu'à mentionner que l'émission de ces certificats sont l'expression de stéréotypes, d'un profilage tant racial, social que politique et d'un suivi continu par le Service canadien de renseignements secrets (SCRS).

  • Les changements climatiques brisent des vies

    L’histoire bouleversante que nous a racontée vendredi Lorena Aguilar, de l’Union internationale de la conservation de la nature, m’a beaucoup touchée. Montrant la vulnérabilité particulière des femmes face aux changements climatiques, laissez-moi vous en faire part…

    Peu de temps avant l’arrivée de l’ouragan Mitch, au Honduras, une femme ne savait pas comment s’y préparer. Elle entendit dire qu’il se trouvait à 250 km, mais n’ayant jamais été à l’école, elle n’avait aucune idée de ce que ça signifiait. Puis, une dame lui dit qu’il était préférable qu’elle se dirige vers la rivière, ce qu’elle fit, emmenant avec elle ses trois enfants, alors qu’il s’agit de la chose à éviter en cas d’innondation. Lorsque Mitch les frappa de plein fouet, deux de ses enfants furent emportés par le courant, alors qu’elle demeura très longtemps accrochée à un arbre, son bébé dans les bras. On l’envoya ensuite dans un camp de réfugiés, où, comme l’a dénoncé Madame Aguilar, elle fut violée comme plusieurs femmes qui y sont laissées à elles-mêmes. Comme elle avait tout perdu, une organisation non-gouvernementale (ONG) lui dit qu’on lui rebâtirait sa maison. Toutefois, elle avait besoin de ses titres de propriété, ce qu’elle ne possédait pas évidemment puisqu’elle était une femme.

    Les changements climatiques ne sont donc pas simplement une question de réduction d’émissions de gaz à effet de serre. Ils concernent la pauvreté, les droits humains et l’équité entre les hommes et les femmes. Ils affectent déjà des milliers de gens, des hommes et des femmes comme vous et moi. Nos dirigeants doivent en tenir compte et agir maintenant pour leur venir en aide.

  • Quelle journée !

    Bon matin !

    Quelle folle journée que ce samedi, première journée d'ateliers et de conférences pour les deux événements auxquels la délégation participe en parallèle. Les membres de la délégation semblent déchirés dans leurs choix d'ateliers et ont très peu de temps pour s'arrêter... Je peux vous assurer que nous sommes loin de "pelleter des nuages", à Toronto !!!

    Pour ma part, j'ai assisté aux ateliers du Gender Justice Summit (sommet sur la justice entre les hommes et les femmes), j'ai eu le privilège d'écouter des témoignages venus du Guatemala, de El Salvador, de l'Éthiopie, de l'Afrique du Sud et j'en passe...Comme c'est bouleversant d'entendre parler de sécurité alimentaire par une africaine du Sud, agricultrice et militante, pour qui l'enjeu ne se définit pas en terme de statistiques, mais plutôt par des visages, des histoires, des êtres humains.

    Cette femme, Roseline Presence, nous a même suivi dans une grande marche dans les rues de Toronto, en faveur des droits des femmes et de la santé maternelle. Un moment fort de solidarité !

    See video

    Je vous laisse sur ce petit clip où l'on entend un des slogans scandés durant la même marche (samedi le 19 juin) à laquelle Clothilde, Stéphanie, Flavie et moi avons participé.

    See video
  • Les peuples autochtones, une réalité proche souvent oubliée

    Les Autochtones représentent un enjeu qu’on oublie trop souvent. En effet, ces peuples vivent ici depuis si longtemps, alors que nos ancêtres conquérants sont venus s’installer ici il y a à peine 500 ans.

     

    Dans un discours très émouvant donné par Melissa Elliott, co-fondatrice de Young Onkwehonwe United, nous rappelle lors de la conférence Colonialism, Capitalism and Migration, organisé par No One Is Illegal (NOII), que le Canada n’existerait pas sans le génocide de leur peuple. Les Autochtones sont une réalité du Canada et du Québec que plusieurs tentent d’oublier, de mettre de côté, mais il s’agit d’un problème, certes de grande envergure, mais d’une urgence cruciale.

     

    Melissa Elliott a été d’ailleurs l’une des principales résistantes lors des Jeux Olympiques. En effet, lors des Jeux Olympiques en hiver dernier, la situation des Autochtones a levé bien des controverses et le Canada s’est trouvé dans une situation bien délicate sur la scène internationale. Melissa Elliott a souligné que malheureusement, les actions concrètes étaient le seul moyen qu’il leur restait. Ils avaient déjà tout essayé mais malheureusement, la pression internationale était la seule qui semblait fonctionner.

     

    Cette jeune activiste des droits autochtones a fini son discours en nous présentant un drapeau représentant le traité entre les Autochtones et nos peuples. Il s’agit d’un grand drapeau blanc sur lequel se trouvent deux bandes parallèles mauves. La première bande représente notre peuple et nos bateaux, la deuxième bande représente les peuples autochtones. Les deux bandes sont parallèles car elles représentent le fait que chacun des deux peuples continue son existence sans interférer dans celle de l’autre. De plus, entre ces deux bandes se retrouve une surface blanche qui représente l’amitié, la paix et le respect, trois valeurs auxquelles tous devaient se soumettre. Malheureusement, comme le souligne Melissa Elliott, notre peuple a brisé chacune de ces trois valeurs,  nous avons nous-même brisé le traité.

     

    Elle nous rappelle dans un dernier temps qu’il arrive bien trop souvent que les dirigeants des pays tentent de briser les connexions entre les peuples, mais il est de notre devoir de les en empêcher. C’est ainsi que dans le contexte du G20, nous devons nous présenter ensemble, comme un tout, en défendant les droits de tous et chacun.

     

  • Une journée chargée à Toronto !

    C'est aujourd'hui que s'ouvraient en grandes pompes le Gender Justice Summit et le People's Summit, les deux regroupements les plus importants de cette fin de semaine. Différents orateurs sont venus discuter de l'importante place qu'occupe l'engagement dans la réalisation d'un monde meilleur, nous permettant ainsi de mesurer pleinement la portée des enjeux mondiaux qui pèsent sur le G8 et le G20.

    Il est donc inutile de dire que ce fut pour nous, membres de la délégation, une journée très chargée.

    Entre deux conférences, nous avons pu mettre à jour le bagage que nous possédions déjà tout en s'interrogeant encore plus profondément sur certains enjeux qui ont retenu notre attention...

     Samedi et dimanche risquent donc d'apporter leur lot de découvertes !

     

    C'est à suivre!

  • Toronto : Militante ou militaire?

    La ville de Toronto semble tranquillement se convertir en un cliché du Big Brother... Peu à peu, les accès au centre-ville deviennent difficiles, une clôture à travers laquelle on ne peut même pas passer un doigt s'érige, les caméras sont partout et les policières, policiers, agentes et agents de firmes de sécurité privées se font particulièrement visibles au centre-ville... Des membres de la délégation À table! se questionnent sur les impacts réels du G20 au centre-ville de Toronto...

    On justifie la présence d'un tel sommet au coeur de la ville-reine par les retombées économiques... Mais à qui profitent-elles réellement? Ce n'est certainement pas à la grande partie des Torontoises et Torontois qui quitteront leur ville transformée en zone militarisée la semaine prochaine, pas plus qu'aux petits commerces qui devront fermer par manque d'accessibilité. Les travailleuses et travailleurs se verront privées et privés de leur emploi et les seuls à profiter de ce sommet seront les grands hôtels situés un peu partout dans la ville.

    Néanmoins, il reste toujours porteur d'espoir de voir des affiches appelant à la résistance au G20 ou de croiser des membres d'Oxfam-Canada dans les rues de Toronto... Il est donc à supposer que cette ville ne sera pas seulement militaire la semaine prochaine, mais aussi une ville fortement résistante!



  • Les premières impressions

    Jour 1 à Toronto, assise dans ma petite chambre dans les résidences de l'Université Ryerson (ça rappelle des souvenirs !), le temps est venu de vous partager mes premières impressions.

    Dans une semaine, toute l'attention sera tournée vers les rues où nous avons déambulé aujourd'hui. Et pourtant, Toronto a l'air... normale ! Les gens reviennent du travail en se hâtant, longeant sans même la regarder l'immense clôture (double !!!) qui entoure le fameux "périmètre de sécurité" qui sera érigé à partir du 25 juin...

    La fameuse clôture !
    Stéphanie, Laurie et Marianne tentent de s'échapper !

    Mais on sent tout de même que les sommets du G8 et du G20 approchent. Surtout qu'aujourd'hui, alors que nous étions encore dans le train vers Toronto, nos collègues d'Oxfam Canada ont réalisé une splendide activité de mobilisation en plein centre-ville. Dans le cadre de la journée mondiale d'action liée à la campagne À table, ils ont rappelé aux dirigeants d'Investir dans le futur. Maintenant. et de tenir leurs promesses, notamment quant aux changements climatiques.

    Lisez la couverture de l'action par le Toronto Sun et voyez les superbes photos !

    Sur ce, bonne nuit !

  • Plus que 24 heures !

    Nous y voilà presque !
    Les derniers préparatifs sont en voie d'être complétés et l'enthousiasme est à son comble ! Nous prenons le train demain matin pour Toronto !!!

    Pour en savoir davantage sur les événements auxquels nous assisterons :

    À très bientôt !

  • Une équipe prête pour le G8 et le G20 !

    Bienvenue sur le blogue de la Délégation Jeunesse À table d'Oxfam-Québec. C'est un peu avant les sommets du G8 et du G20 qui auront lieu à Huntsville et Toronto les 25, 26 et 27 juin que participeront quatorze jeunes étudiantes et étudiants du Québec à diverses activités de sensibilisation et de mobilisation, notamment le Sommet des Peuples et le Sommet pour la Justice entre les hommes et les femmes. Ainsi, Catherine, Isabelle, Laurie, Nadia, Sofia et Christine travailleront à diffuser les activités des membres de la délégation, tant en ce qui a trait aux conférences qu'à la mobilisation dans les rues, tout au long de ce séjour à Toronto sur ce blogue. Bonne lecture !

    La délégation jeunesse À table !
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