Politique du G8 et du G20 : Les enjeux discutés selon Olivia Chow

Le premier atelier du Sommet des Peuples auquel six membres de la délégation ont assisté était donné par Greenpeace et s'intitulait Politics of the G8/G20. Alors que nous nous attendions à une introduction à ce qui sera discuté au courant de ces sommets, nous sommes plutôt surprises et surpris de voir que c'est plutôt un panel animé par Olivia Chow, députée néo-démocrate de Toronto-Spadina, une circonscription à proximité de l'Université Ryerson, et Adam Vaughan, conseiller municipal du même arrondissement. Premier d'une série de deux billets sur les propos des panélistes. 

« Faire un retour sur Copenhague, initier des fonds de recherche pour de nouvelles énergies vertes ou faire le point sur la castastrophe de la marée noire qui fait actuellement des ravages dans le golf du Mexique, voilà ce que les dirigeants qui seront présents au G8-G20 ne feront pas en omettant d'ajouter l'environnement à l'ordre du jour de leurs sommets. »

C'est en dénonçant haut et fort cette énorme négligence qu'Olivia Chow débute sa conférence sur les enjeux politiques et environnementaux actuels.

L'état de la faune marine est selon elle un très bon exemple de l'envergure alarmante des répercussions que peuvent avoir toutes les décisions prises sans égard pour l'écologie. En effet, différentes espèces de tortues, baleines, poissons et autres animaux marins disparaissent de plus en plus rapidement en raison des changements climatiques, qui ont pour effet de causer la hausse de la température de l'eau dans laquelle ils vivent. Cependant, la représentante du NPD est loin de baisser les bras devant cette situation, et annonce même que des décisions face à une révision de la protection de l'environnement ont été acceptées à la Chambre des Communes deux jours plus tôt. Pour la suite, faire passer au Sénat la loi C-311, soit la Loi sur la responsabilité en matière de changements climatiques est le défi actuel dans la lutte contre ces changements.

Toujours très dynamique dans sa présentation, madame Chow aborde aussi le projet d'un pipeline qui relierait le Bassin de l'Athabaska en Alberta juqu'au port de Kitimat, sur la côte au nord de la Colombie-Britannique. En plus de réprésenter, pour une fois de plus, l'accaparement de leurs territoires à 40 Premières Nations sans leur consentement, ce projet est synonyme de terres en chantier de construction et prises par plus de 200 tanks, tout comme d'un écosystème ébranlé, et ce sur une distance de 1150 kilomètres. Tous ces ravages pour un seul but, le profit... qui ne reviendra même pas aux poches des Canadiennes et Canadiens, peu importe ce que le gouvernement peut tenter de faire croire. Et cela ne s'arrêtera pas là, prenez garde! Semblerait-il que le poisson des plans d'eau où la pipeline passera, selon les plans, entrerait ensuite dans la liste des éléments cancérigènes, en raison de la contamination de l'eau par les tuyaux.

Aussi, va-t-elle plus loin à propos du pétrole en disant qu'il faudra apprendre à s'en passer et à aller vers de nouvelles énergies, car la situation devient de plus en plus incontrôlable et le pire est à venir. On songe maitenant à forer des puits de pétrole dans le continent artique. Cependant, comme elle le mentionne de manière totalement scandalisée, il n'y a aucun moyen de remédier à la situation et de nettoyer les glaces de l'Artique si un accident survenait, comme il arrive de plus en plus fréquemment sans que l'on ait l'information.

Par Stéphanie Thibodeau avec la collaboration de Nadia Lafrenière

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