Les impacts du G20 sur la population locale selon Adam Vaughan, conseiller municipal de l'arrondissement Trinity-Spadina

Toujours à la suite de l'atelier Politics of the G8/G20, Stéphanie Thibodeau et Nadia Lafrenière analysent maintenant les propos du second panéliste. 

Le second panéliste, Adam Vaughan, a pour sa part largement dénoncé le G20, considéré par lui comme irrationnel vu ses conséquences qu'il aura au niveau local et sur les impacts des décisions prises lors de ce sommet sur les générations futures.

Sur le plan local, il semblait trouver aberrant – tout comme une grande partie de la population – que cette dernière soit complètement écartée de sa ville pour permettre à une vingtaine de dirigeantes et dirigeants. À titre d'exemple, il a parlé des écoles, du primaire à l'université, qui seront fermées durant le G20 (à l'exception de l'école des affaires internationales de l'Université de Toronto...) Il trouve complètement illogique de tenir le G20 dans un endroit comme Toronto où les enfants sont parmi les plus démunis alors qu'on voit toujours plus de «colonialisme international, c'est-à-dire la création de classes» toujours plus fermées.

Au niveau du discours, il a fortement critiqué, comme les différentes délégations Oxfam et de nombreux organismes le font, que les réels enjeux ne soient pas toujours discutés : Lutte à la pauvreté, taxe Robin des bois, changements climatiques, droits des femmes – incluant l'avortement – et accès à l'emploi. En conclusion, il a lancé un appel à la résistance au G20 qui occupera les grands hôtels et dle Centre des congrès de Toronto la semaine prochaine.

Se questionnant sur les positions réelles du politicien, nous avons posé quelques questions nous permettant d'en savoir davantage sur son parcours.

Élevé par des parents fortement politisés et impliqués dans différents mouvements sociaux, il décida au cours de sa jeunesse de «vivre comme un anarchiste», et devint caricaturiste afin de gagner ainsi sa vie. Tranquillement, il s'intégra dans différents organismes communautaires, dont CKLN, la radio de l'Université Ryerson, où il devint journaliste ayant pour but avoué de répendre l'idéologie pro-choix, une première. Son passage vers à travers diverses organisations locales sans but lucratif et dans un projet de développement culturel au Salvador lui permit de faire son entrée à CBC, avant de se lancer en politique. Aujourd'hui qu'il est élu, il semble largement moins radical que plus tôt dans sa vie, mentionnant même que «nous n'avons pas le choix de vivre avec le marché». Il dit faire de la politique «non-idéologique», c'est-à-dire que malgré le fait qu'il ait des principes clairs, il craint de se rallier trop fermement à une idée et d'ainsi, faire des choix qui seraient irrationnels pour la communauté qu'il représente. Il ne se compare donc pas à celles et ceux qui rechercheraient la «pureté idéologique.» Vous vous demandez ce qu'il dit quand on fait référence à son passé anarchiste alors qu'il est maintenant en politique? Il croit toujours l'être, disant que l'anarchie est concentrée largement sur le local alors que les anarchistes peuvent être en accord avec le système politique lorsque ce dernier les sert...

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