On est dans la m**** !

Il y a des centaines d’ONG étrangères enregistrées en Haïti, bon nombre d’entre elles n’ayant jamais travaillé ici avant le séisme. De ce nombre, moins de 5 d’entre elles s’occupent d’assainissement. Et Oxfam est reconnu pour son expertise dans ce domaine.

Les besoins sont immenses et ne font que grandir, par définition.

Je vous parlais hier des 200 mètres cubes de déchets à évacuer à Pétionville Club. Ça a commencé, mais ce n’est pas fini. Et c’est une course contre la montre : les camions ne peuvent entrer dans le camp pour cette tâche qu’entre 6h et 9h du matin, et entre 15h et 17h l’après-midi. En dehors de ces heures, la foule est trop dense et les risques d’accident sont trop grands. Les américains qui gèrent la sécurité du camp nous ont donc restreints les heures d’accès.

Et la situation de ce camp se retrouve partout ailleurs. Les latrines quand il y en a, sinon les coins toilettes débordent littéralement de quantités phénoménales d’excréments. Il faut les enlever, et on y travaille.

Pour les autres déchets, j’ai discuté hier avec Pierre, qui met en place l’après évacuation. Quand les déchets sont sortis des camps, on fait quoi. Il est en train d’organiser le tri, pour pouvoir composter ce qui peut l’être, et pour disposer du reste. Des nouveaux travailleurs et travailleuses seront engagés pour ces tâches, dans le cadre du programme « cash for work » (travail contre argent).

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