Les dirigeants du G8, enceinte et « enceints », pratiquent leur yoga pré-natal

Chaque minute, une femme meurt en donnant la vie. Chaque jour, 75 millions d’enfants en âge d’être scolarisés n’ont pas accès à l’éducation. Si les dirigeants du G8 étaient « enceints », ils se sentiraient plus concernés par la vie de ces mères. Si leurs enfants se retrouvaient devant des portes d’écoles fermées, ils en feraient certainement plus pour l’accès à l’éducation. Si leurs enfants n’avaient ni docteurs, ni professeurs, ni eau potable, ils en feraient plus pour éradiquer la pauvreté.
C’est ce qu’Oxfam a mit de l’avant ce matin en mettant en scène les dirigeants du G8 dans une séance de yoga intense et pas très orthodoxe. Dans un état de grossesse très avancé, nos bénévoles se sont exercés sous les yeux écarquillés des passants, extrêmement nombreux à cet endroit. Et oui, je peux le confirmer, nous avons encore eu droit à la présence impressionnante de très nombreux médias.
Ariane Arpa, porte-parole d’Oxfam, a donné des entrevues sur place à Reuters TV, AP TV, la première chaîne allemande, une radio, et Michael O’Brien a filé dans les studios de la RAI 24 dès la fin de l’activité.
Tout s’est déroulé à merveille aujourd’hui… peut-être trop ? C’était notre dernière action publique et nous n’arrivons pas encore à croire que ce soir, ce sera fini. Victoria travaille de l’hôtel, Wendy met en ligne les derniers blogues, je fais le montage de la vidéo d’aujourd’hui, et nous sommes suspendus aux lèvres de nos collègues, depuis l’Aquila, qui analysent la dernière journée de ce Sommet qui achève.
Je leur laisse le mot de la fin et de l’analyse qui viendra un peu plus tard dans la version anglaise de nos blogues.
C’est drôle, il reste encore pas mal de pain sur la planche avant de quitter l’Italie, mais on sent déjà la fin (parfois la faim aussi). Les bénévoles d’UCODEP, qui venaient de partout à travers l’Italie, commencent à rentrer chez eux, les aurevoirs commencent.
Et le clin d’œil du jour : depuis le début de notre séjour, fidèles à nos habitudes partagées entre ma collègue Hollandaise et moi-même, et surtout face à l’impossibilité de prendre des vraies pauses-café sur des terrasses, nous prenons de sublissimes cafés « pour emporter ».
Mais ce n’est pas l’habitude locale et les Italiens rivalisent de créativité pour nous satisfaire et nous permettre d’emporter notre butin dernière nos ordinateurs. Voici la création du jour. Ce n’est pas du jus de poire mais un authentique Latte Macchiato.
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Justine Lesage, agente communication - relations médias d’Oxfam-Québec, est en Italie à l’occasion du G8.
Merci pour ces moments partagés. C’est comme si nous y étions…