Journée internationale d’action de la Campagne Contrôlez les armes

Dépôt au Québec des résultats d’une consultation populaire

2007-04-23

Montréal - À New York aujourd’hui, trois femmes fortement impliquées dans la campagne Contrôlez les armes - Ellen Johnson-Sirleaf, présidente du Libéria, Helen Mirren, gagnante d’un Oscar et Mary Robinson, ex-présidente d’Irlande et ex-Haute Commissaire aux Nations unies pour les droits humains – en appellent aux gouvernements à respecter leur engagement envers l’adoption d’un Traité international sur le contrôle des armes. Il faut stopper le plus vite possible le commerce incontrôlé des armes.

Les gouvernements ont jusqu’à la fin de la semaine pour soumettre leurs recommandations au Secrétaire général des Nations unies pour l’élaboration du Traité. Si ces recommandations attendues ne contiennent pas de demandes spécifiques visant l’interdiction des transferts d’armes qui alimentent les conflits, la pauvreté et les abus aux droits humains, le Traité qui pourrait en résulter risquerait de ne pas avoir l’effet escompté qui est de sauver des vies. Le risque est grand aussi de voir les gouvernements sceptiques, comme les États-Unis, tenter de freiner un Traité trop contraignant.

« Du Kenya au Brésil, en passant par le Sri Lanka, il y a plus d’armes en circulation que jamais, très faciles à obtenir et à très bas prix. En décembre dernier, 80% des gouvernements des Nations unies ont voté en faveur du démarrage des travaux pour l’élaboration d’un Traité international sur le contrôle des armes. Tous les gouvernements ont maintenant la responsabilité de faire aboutir ces travaux et de faire de ce Traité une réalité, » déclare Christine Laliberté, responsable de la campagne Contrôlez les armes pour Oxfam-Québec.

Aujourd’hui, l’Argentine, l’Australie, la Finlande et le Kenya déposent leurs recommandations au secrétaire des Nations unies. Leurs propositions réclament un Traité profondément ancré dans le droit international relatif aux droits humains et dans le droit international humanitaire. Les supporteurs de la campagne insistent sur la nécessité de voir les autres pays suivre la même voie.

Le gouvernement canadien s’est engagé à respecter le délai imposé et doit donc soumettre ses recommandations avant le 30 avril. Oxfam-Québec et Amnistie Internationale section canadienne francophone félicitent le Canada de cette initiative et l’invitent à soumettre des recommandations qui tiendront compte des préoccupations déjà exprimées par la société civile.

Ellen Johnson-Sirleaf, présidente du Libéria, souligne que « le moment est idéal pour assurer le succès de ce projet qui mettra fin au transfert des armes qui alimente de graves abus aux droits humains, des conflits et la pauvreté. J’en appelle aux gouvernements de la communauté internationale, aux fabricants d’armes et à leurs revendeurs, et je les prie de ne pas laisser échapper cette immense chance pour le Libéria et pour tant d’autres pays, pour tout de suite et pour le futur de nos enfants. »

Aujourd’hui, la campagne Contrôlez les armes, menée conjointement par Oxfam International, Amnistie internationale et IANSA/RAIAL, tient une journée internationale d’action pour enjoindre les gouvernements à mettre en place un Traité fort. Pour marquer cette date, des consultations populaires ont eu lieu dans plus de 60 pays au cours des trois derniers mois, pour permettre aux populations d’exprimer leurs sentiments et leurs attentes face au projet de Traité. Au Québec, plus de 135 personnes et organismes ont participé à la consultation dont les résultats seront transmis au gouvernement canadien aujourd’hui. Cette démarche a été mise en place par les organisateurs de la campagne Contrôlez les armes, pour accompagner le processus officiel de consultation des gouvernements mené par le Secrétaire général des Nations unies. Le rapport final de la consultation populaire sera présenté à l’ONU à New York en octobre prochain.

Mary Robinson, ex-présidente d’Irlande et ex-Haute Commissaire aux Nations unies pour les droits humains raconte : « Le commerce irresponsable des armes est une histoire d’horreur planétaire qui a besoin d’une solution planétaire : le Traité international pour le contrôle des armes. Les gouvernements doivent mener à terme un Traité fort et conséquent pour la survie de millions de personnes qui vivent dans la terreur de la violence armée à travers le monde. »

Anne Sainte-Marie, porte-parole de la campagne Contrôlez les armes pour Amnistie internationale section canadienne francophone conclut : « Il y a un risque réel de voir les gouvernements sceptiques, comme les États-Unis, tenter de couler le Traité, en l’affaiblissant au point ne n’avoir plus aucun impact. Mais nous ferons entendre la voix de plus d’un million de personnes à travers le monde qui ont marqué leur soutien à notre campagne et qui n’accepteront pas de voir ce projet échouer. »

André Paradis et Pierre Véronneau, directeurs généraux d’Amnistie internationale section canadienne francophone et d’Oxfam-Québec, tiennent à transmettre leurs plus profondes sympathies aux proches des victimes de la fusillade qui a eu mardi dernier à l’Université Virginia Tech, à Blacksburg, en Virginie.

Notes à l’éditeur :
Ressources disponibles :

  • Entrevues avec Mary Robinson depuis New York.
  • Entrevues avec Lina Holguin, agente de plaidoyer Oxfam-Québec depuis New York
  • Vidéo de la déclaration d’Helen Mirren lors de l’événement de New York
  • Photos et vidéos (clips de la campagne)
  • Rapport de la consultation populaire à partir du lundi 23 avril
Pour plus d’information, veuillez contacter : 

Justine Lesage, Relations medias Oxfam-Québec
(514) 382-7922 poste 237 ou (514) 513-0013
Anne Sainte-Marie, Responsable des communications
Amnistie internationale - Section canadienne francophone
(514) 766-9766 poste 230 ou (514) 2

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