Crise humanitaire à Gaza
La délégation européenne doit exercer un maximum de pression pour mettre fin aux attaques à Gaza
Alors que les eaux usées se déversent dans les rues, Oxfam dément les allégations de la ministre israélienne des Affaires étrangères.
L’organisation internationale d’aide Oxfam demande à la délégation de l’Union européenne, attendue ce dimanche au Moyen-Orient, d’exercer la pression maximum sur toutes les parties pour un cessez-le-feu immédiat et permettre le libre accès de l’aide humanitaire à la population assiégée de Gaza. L’organisation dément les déclarations faites hier à Paris par la ministre israélienne des Affaires étrangères et largement répercutées par les médias, selon lesquelles il n’y a pas de crise humanitaire dans la bande de Gaza.
Oxfam déclare qu’au contraire la crise humanitaire s’aggrave chaque jour. Les hôpitaux sont submergés par le nombre de victimes. À Beit Hanoun, une ville de plus de 20 000 habitants, les eaux usées non traitées s’écoulent dans les rues. Le service des eaux ne dispose plus que de deux jours de stock de carburant et de chlore. Dans de nombreuses zones, la distribution de l’eau est réduite à quelques heures par semaine. La nourriture et le carburant se font de plus en plus rares et des files de 300 mètres s’allongent devant certaines boulangeries.
« La crise humanitaire à Gaza ne peut que s’aggraver avec la pénurie de nourriture et de carburant. Les risques pour la santé publique croissent avec la pénurie de chlore pour traiter l’eau et avec les eaux usées qui se déversent dans les rues de Beit Hanoun. La diplomatie du « gant de velours » est dépassée. L’Union européenne doit exercer la pression maximum sur toutes les parties pour un accord de cessez-le-feu immédiat et durable, le libre accès de l’aide humanitaire et la recherche d’une solution pacifique » déclare Jeremy Hobbs, directeur général d’Oxfam International.
Oxfam a dû suspendre une grande partie de son travail auprès de 65 000 personnes à Gaza.
L’organisation internationale demande à la délégation européenne de mettre la pression maximum sur toutes les parties pour faire cesser immédiatement la violence. Elle déclare que les bombardements israéliens sont excessifs et que les tirs de roquettes par le Hamas sont aveugles, et qu’aucune des parties ne respecte le droit humanitaire international.
Elle appelle également à une résolution contraignante du Conseil de sécurité des Nations unies qui exige de toutes les parties l’arrêt immédiat de la violence à Gaza et en Israël, appelle toutes les parties à une trêve totale et permanente, et exige qu’Israël permette –et que le Hamas et autres parties ne bloquent pas – la circulation de l’aide humanitaire, des marchandises et des personnes et ce, en mettant fin au blocus.
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