À la veille du G8, Oxfam publie un nouveau rapport
Des millions de personnes menacées par la faim à cause des changements climatiques
L’augmentation de la faim dans le monde n’est que l’une des multiples conséquences des changements climatiques qui menacent les populations les plus pauvres de la planète. Voici la conclusion d’un nouveau rapport rendu public aujourd’hui (6 juillet 2009) par Oxfam. Le rapport soutient que du Bangladesh au Nicaragua en passant par l’Ouganda, les agriculteurs ne sont plus en mesure de se fier à des siècles d’expérience et subissent mauvaises récoltes sur mauvaises récoltes.
« Le coût humain du changement climatique – Climat, impact humain et pauvreté » unit les dernières observations scientifiques sur le climat à l’expérience tirée du travail d’Oxfam dans plus de 100 pays à travers le monde. Le rapport est rendu public à quelques jours de la réunion du sommet du G8 en Italie, au cours de laquelle les changements climatiques et la sécurité alimentaire seront des dossiers prioritaires.
« Les populations les plus pauvres du monde, déjà aux prises avec la lutte pour la survie, sont les plus durement touchées », déclare Michel Verret, directeur du Développement et des relations publiques d’Oxfam-Québec. « Les changements climatiques sont devenus une cause majeure de la pauvreté et mettent en péril cinq décennies de progrès. Le coût humain est aussi réel que celui des mises à pied ou des avis de saisie. »
Un sondage auprès des plus éminents chercheurs sur le climat, sondage également publié aujourd’hui par Oxfam, révèle que les pauvres vivant dans les basses zones côtières, les archipels et les grands deltas sont les plus menacés par les changements climatiques en raison des inondations et sécheresses prolongées. Les chercheurs citent particulièrement l’Afrique et l’Asie du sud comme étant les plus à risque.
La professeure Diana Liverman, qui a collaboré à trois des rapports d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et est membre du comité de l’Académie nationale des sciences qui conseille le gouvernement américain, a déclaré : « Si nous ne réduisons pas drastiquement nos émissions maintenant, les changements climatiques entraîneront un stress thermique, une augmentation du niveau des mers et des sécheresses et inondations extrêmes. Sans un effort sérieux pour réduire le réchauffement et en l’absence d’un fonds international pour l’adaptation, la nourriture, l’eau, la santé et les moyens de subsistance de millions de personnes sont menacés. »
Oxfam a appelé les dirigeants du G8 à faire une réelle percée sur le climat lors de leur sommet cette semaine en Italie. « Seul un engagement politique au plus haut niveau peut nous prémunir d’une catastrophe humaine sans précédent », ajoute Michel Verret d’Oxfam-Québec. Les dirigeants du G8, qui représentent les pays les plus riches et les plus pollueurs du monde, doivent prendre leurs responsabilités afin d’aboutir à un accord sur le climat qui tienne compte d’abord de la détresse des plus pauvres de la planète. »
Téléchargez le rapport Le coût humain du changement climatique
Pour des photos frappantes et des histoires personnelles, visitez : http ://www.flickr.com/photos/oxfam/collections/
Sondage auprès des chercheurs sur le climat : 330 chercheurs qui ont contribué au 4e rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) Groupe de travail II sur Impacts, Adaptation et Vulnérabilité, ont été invités à répondre à un sondage en ligne. 12,73 % des chercheurs ont répondu.
Michel Verret à verretm@oxfam.qc.ca ou 514 513.0015





