Développement et réhabilitation du district d’Ampara

Ce projet , mené en partenariat par Oxfam‑Québec et Oxfam Canada suite au tsunami de 2004, permet aux petits producteurs de développer des méthodes d’agriculture biologique et de générer des sources de revenu durables.
En partenariat avec le gouvernement sri-lankais, Oxfam informe et outille les paysans sur les bienfaits de l’agriculture biologique. Celle-ci réduit de 40 % les coûts pour l’achat de pesticides tout en augmentant de 20 % la production de riz. L’utilisation de pesticides naturels non nocifs et la place particulière accordée aux femmes dans ce projet les ont encouragées à occuper des rôles jusqu’à maintenant réservés aux hommes.
- Affected Women Forum (AWF)
- Ampara District Administration
- Foundation of Rural Economic Development (FORED)
- Oxfam Canada
- Oxfam Grande-Bretagne
- Sarvodaya
- Sevalanga
- Social Welfare Economic and Industrial Development Organization (SWEIDO Vision)
- Social Welfare Organization Ampara District (SWOAD)
- Tamil Nadu Organic Farmers Movement (ToFARM)
Sommaire du projet
- Agriculture
- Approvisionnement en eau potable et assainissement
- Équité des sexes
- Petits producteurs des communautés rurales directement ou indirectement touchées par le tsunami, en particulier les femmes ;
- Familles affectées par le conflit : un grand nombre de personnes sont déplacées en raison de la guerre civile.
- Faciliter l’accès aux soins de santé animale aux éleveurs de chèvres améliorant ainsi la production
- Améliorer l’accès à des semences certifiées et de qualité
- Accroître l’accès des petits producteurs aux ressources et aux marchés
- Promouvoir des technologies alternatives diversifiées
- 100 petits producteurs des secteurs de la pêche et de l’agriculture, en particulier des femmes, ont diversifié et augmenté leur production et bénéficient d’un accès amélioré aux marchés.
- 200 communautés ont amélioré leur accès à de l’eau potable de qualité pour répondre à leur besoins domestiques.
- 300 communautés sont capables d’atténuer et de gérer les impacts des catastrophes lorsqu’elles surviennent.
- 400 organisations locales ont accru leurs capacités de soutenir des initiatives de subsistance et de défendre les intérêts de leur communauté.
- La création de coopératives agricoles, associée à un programme de micro-crédit, a augmenté la qualité de vie de près de 3 000 hommes et femmes.
- La participation active des femmes à la vie de la communauté a considérablement augmenté leur revenu et celui de leur famille tout en réduisant la violence conjugale.
Détails
Témoignages
L’histoire de Rajakulanthiran
L’histoire de Ranjini
Julie McHugh (Oxfam-Québec)
L’histoire de Rajakulanthiran
« J’ai économisé 25 000 SLR (235 $) en n’utilisant ni engrais ni pesticides chimiques dans ma parcelle d’un demi-acre consacrée à la culture de piments », s’exclame Rajakulanthiran, jardinier maraîcher.
L’adoption de technologies agricoles diversifiées, comme l’application d’engrais et de pesticides organiques, l’usage de paillis, la surélévation des plates-bandes, des semences résistantes, des clôtures végétales, le vermicompostage et la diversification des cultures, permet d’accroître sensiblement les profits des agriculteurs.
Rajakulanthiran a acquis les connaissances et compétences nécessaires et il travaille en étroite collaboration avec le personnel du ministère du Développement agricole qui s’est doté des moyens nécessaires pour former les agriculteurs du district.
Selon Rajakulanthiran, qui consigne méticuleusement les dépenses et recettes de son jardin maraîcher de piments d’un demi-acre, les plants de piments produisent deux mois de plus, d’où une augmentation importante de ses recettes. Ses profits nets s’élèvent à 39108 SLR (370 $), une augmentation de plus de 150$.
L’histoire de Ranjini
« Un vétérinaire vient dans notre village dès qu’on l’appelle », s’exclame K. Ranjini, membre du groupe d’éleveurs de chèvres du village de Thandiyady. Maintenant que ces éleveurs sont regroupés et qu’ils ont une force collective, le ministère de la Santé et de la production animale ne peut plus les ignorer.
« Une chèvre par mois sauve une famille pendant 30 jours » n’est pas un slogan, mais la réalité pour les éleveurs de chèvres pauvres. Comme Ranjini, 100 femmes du village parviennent à offrir un repas par jour à leurs enfants grâce aux recettes de la vente de chèvres. Une famille qui possède quelques chèvres en santé peut fournir des soins adéquats à ses enfants.
Quand une jeune chèvre meurt, toute la famille pleure sa perte pendant des jours. L’inaccessibilité des services vétérinaires est la cause du décès à la naissance ou durant les deux premiers mois.
« Beaucoup moins de chèvres meurent dans notre village depuis que nous avons accès à des services vétérinaires », explique Ranjini avec un large sourire. L’établissement de liens entre les éleveurs de chèvres et les services portent fruit. Grâce à l’initiative d’Oxfam, des groupes d’entraide ont été formé. Ils ont ainsi augmenté leur force collective et renforcé leurs capacités. De plus, ils ont appris à connaître leurs droits.
Oxfam, avec son partenaire Swoad, a mis en œuvre une autre initiative qui vise à aider les éleveurs à avoir accès à des chèvres issues de croisement. On a construit dans le village un abri modèle qui héberge un bouc et trois chèvres croisées (Jamuna pari). Un éleveur de chèvres du groupe d’entraide en assure la gestion.
Selon Ranjini, qui est la principale responsable de l’abri modèle, la vente de ces chèvres rapportera des recettes additionnelles de SLR 3000 (28 $). Celle d’une chèvre et de son chevreau, de SLR 8000 (75 $). Le tout sans engendrer des coûts supplémentaires.
Une famille qui possède 12 chèvres et 3 boucs peut vendre une chèvre par mois. À l’heure actuelle, les éleveurs de chèvres membres du groupe d’entraide possèdent en moyenne de 2 à 4 chèvres, mais Oxfam les accompagne dans leur entreprise pour améliorer la santé de leurs animaux et en accroître le nombre.
Julie McHugh
Chargée de projets, direction des Programmes Internationaux, Oxfam-Québec
Le 26 décembre dernier marquait le 3e anniversaire du tsunami qui a dévasté plusieurs pays d’Asie. Parmi ces pays, le Sri Lanka, une petite île de l’Océan Indien au sud-est de l’Inde, a été durement frappé. Plus de 35 000 personnes sont mortes, plus de 21 000 personnes ont été blessées et au moins 500 000 personnes ont été déplacées.
En novembre 2007, j’ai eu la chance d’être témoin de notre travail dans le district d’Ampara, dans l’Est du Sri Lanka. Sur place, j’ai constaté que nous faisions une énorme différence dans la vie des communautés touchées. La plupart des personnes qui se sont retrouvées sans logement suite à la catastrophe, disposent maintenant d’un toit et ont repris le travail.
En partenariat avec des organisations locales et le gouvernement, nos actions touchent 32 villages. Oxfam et ses partenaires mettent sur pied des installations sanitaires et des systèmes d’approvisionnement en eau potable afin de garantir aux communautés touchées un accès durable à de l’eau pour leur consommation et pour l’irrigation des terres.
Nos efforts visent aussi à redonner aux communautés affectées des moyens qui permettent d’assurer leur subsistance et d’augmenter leurs revenus. Par exemple, plusieurs agriculteurs, dont les terres ont été contaminées par l’eau de mer, sont formés aux méthodes agricoles alternatives pour améliorer leurs techniques. Ainsi, l’agriculture biologique a été introduite et les agriculteurs nouvellement formés pourront à leur tour éduquer d’autres agriculteurs.
Les interventions d’Oxfam ont aussi permis d’améliorer l’accès au marché pour les petits agriculteurs par la construction d’un bâtiment servant de marché public et d’un bâtiment pour entreposer le riz afin de leur permettre de vendre leur récolte lorsque le prix du marché sera favorable.
Mon séjour au Sri Lanka m’a convaincue que notre solidarité fait vraiment une différence pour les Sri-lankais touchés par le tsunami.
Pour voir plus d’information sur les actions entreprises par Oxfam suite au tsunami : http ://www.oxfam.org/fr/programs/emergencies/tsunami/index.htm





