L’autonomisation des femmes, l’espoir pour une économie plus durable
Petit à petit l'oiseau fait son nid, ainsi notre action positive apporte toujours des changements sociaux, si petits soient-ils. Nos actions quotidiennes ont toujours un impact sur notre environnement social, économique et physique.
Aboubacar Son
Par Marie Beauchamp
Aboubacar Son est né au Burkina Faso en mai 1981. Il est détenteur d’une maîtrise en sociologie à l’Université de Ouagadougou, capitale du Burkina Faso. À l’automne 2008, il rejoint les rangs de l’Association Munyu des Femmes de la Comoé à titre de stagiaire et depuis, il continue à s’investir pour contribuer à l’amélioration des conditions de vie des femmes et défendre leurs droits.
Aboubacar intervient auprès des femmes dans la région des Cascades, plus spécifiquement dans la province de la Comoé. Il occupe maintenant le poste de responsable «axe développement social» pour Munyu. Le nom Munyu signifie en dioula, une des langues locales, «patience, tolérance et don de soi». Il reflète bien la mission de l’association.
Le contexte actuel pour les femmes du Burkina Faso est marqué par un faible taux de scolarisation, l’accès difficile à la terre, la non participation à la prise de décisions au niveau des villages et une très grande vulnérabilité aux conditions climatiques.
Avec la collaboration d’animateurs, Aboubacar coordonne l’élaboration et la réalisation d’activités de sensibilisation et de formation visant à renforcer leurs habiletés et leur estime de soi. À la Munyu, le développement social des femmes passe par quatre domaines d’intervention : l’éducation, la santé, l’environnement et les droits de la personne.
«On leur apprend à lire et à écrire. Elles reçoivent aussi une formation professionnelle pour aider la mise en œuvre d’une activité génératrice de revenu. De plus, on initie des causeries sur le terrain afin de donner un appui au développement sanitaire principalement pour les amener à prendre conscience des moyens pour réduire les cas de paludisme et de VIH/sida. Également, l’assainissement et l’hygiène sont abordés dans le but de changer leurs habitudes. À ce titre, on propose la construction de latrines pour pallier aux problèmes d’épidémie, mais aussi parce que la récupération des sous-produits est un compost efficace pour nourrir les champs. Et finalement, une attention toute particulière est apportée à la promotion et la protection des enfants ainsi qu’à la violence faite aux femmes. Nous avons l’avantage de bénéficier de notre propre radio communautaire, la diffusion de l’information peut donc se faire à grande échelle et faire en sorte que l’impact de nos interventions touchent l’ensemble de la communauté.»
Grâce au soutien d’Oxfam-Québec, la Munyu bénéficie de renforcement de capacités et d’un apport financier qui lui permet d’agir auprès des femmes.
Faites un don
Aidez-nous à poursuivre la lutte contre l'injustice et la pauvreté.
Recevez notre bulletin
Tenez-vous informé(e) du travail
d’Oxfam-Québec par courriel.
