Bonne arrivée…dans mon univers burkinabè !
Par Andréanne Bourque
Recrutée pour un stage en démarrage de coopératives, mon départ pour le Burkina Faso, «pays des hommes [et des femmes] intègres», sonnait les cloches de mon premier séjour en terre africaine.
La vie à Ouagadougou
Chaleureusement accueillie par une stagiaire déjà en poste, je ne pouvais que me sentir à l’aise dans le charmant petit quartier de Zogona, où tout le « nécessaire » est à cinq minutes de marche : bureau Oxfam-Québec, forêt, petit marché, délicieuse pizzéria et le couturier du coin, pour assurer bien sûr mon initiation au style vestimentaire africain ! Et que dire de la gentillesse des voisins et de la joie de vivre des enfants ! Je profite du quartier avec ma colocataire actuelle : une coopérante rencontrée lors de ma formation pré-départ à Montréal. D’ailleurs, il n’est pas rare que nous invitions petits et grands à se joindre à notre traditionnel déjeuner dominical à base de crêpes, de sirop d’érable et de fruits exotiques que l’on trouve partout ici (mangues, ananas, melons, etc.) ! Encore, à l’image de Zogona, je suis littéralement tombée sous le charme de Ouagadougou. Tout d’abord, la scène culturelle ouagalaise est très riche : musique traditionnelle et populaire, danse, théâtre, cinéma... De plus, la ville est sécuritaire et il est facile de partir à la découverte de ses différents secteurs, ce qui est d’autant plus amusant à motocyclette, le moyen de transport numéro 1. Les week-ends, soit nous nous laissons tenter par les piscines des hôtels de la ville ou bien nous partons à la découverte des très beaux paysages du Burkina Faso (cascades de Banfora, village de Tiébélé, réserve d’animaux de Nazinga).
Mon expérience de stage
Du lundi au vendredi, j’apporte mon soutien à une ONG partenaire d’Oxfam-Québec engagée pour la promotion, la protection et le respect des droits des jeunes filles au Burkina Faso. L’organisation lutte notamment pour l’abandon de pratiques telles que l’excision, le mariage précoce et forcé et le harcèlement sexuel des filles en milieu scolaire. L’organisation œuvre aussi pour l’amélioration des conditions socio-économiques des jeunes filles en leur permettant de pratiquer des métiers traditionnels. Ainsi, dans le cadre de mon mandat, j’ai co-animé une formation en vie associative et gestion des activités génératrices de revenus. Cette formation s’adressait à des jeunes filles et jeunes femmes entre quinze et trente ans, formées par le passé en fabrication de savon à base de beurre de karité. J’ai ainsi eu la chance de me déplacer dans cinq villages différents pour faire le suivi de ces formations. Enfin, je suis chargée de faire une étude de marché sur la vente du savon artisanal, ce qui me permet d’entrer directement en contact avec la population et d’échanger de façon conviviale avec les acteurs de ce secteur. Quelle joie de contribuer au renforcement des capacités des bénéficiaires et de promouvoir en même temps la pratique du métier traditionnel de fabrication de savon!
Un bagage supplémentaire…une tonne d’apprentissages !
Les cinq mois et demi passés en compagnie des populations locales et des collègues de travail auront été riches en apprentissages tant sur les plans culturel, personnel et professionnel. Plus les jours passent, plus le vrombissement des moteurs d’avions qui passent au dessus de chez nous me rappelle que mon retour au Québec approche à grands pas. Ce n’est pas tous les jours qu’une chance pareille se présente à nous, alors mieux vaut profiter pleinement de chaque instant !
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