Lily Séguin, conseillère en justice entre les femmes et les hommes. Photo : Julie Dubois/Oxfam-Québec

Portrait d’une jeune femme audacieuse !

« Ça fait tellement longtemps que la coopération internationale est dans ma tête. J’ai toujours été impliquée dans des projets de justice sociale. Au secondaire, je faisais partie du comité Amnistie Internationale de mon école. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai su que je voulais travailler à l’international. Ça a toujours fait partie de ce que je voulais faire. »
Lily Séguin, Conseillère en justice entre les femmes et les hommes – Kinshasa (République démocratique du Congo) – Oxfam-Québec


Lily Séguin, jeune femme dans la vingtaine, partira sous peu à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC). Pour un minimum d’un an, elle agira à titre de conseillère en justice entre les femmes et les hommes.

C’est peut-être son premier mandat avec Oxfam-Québec, mais elle n’en est pas à sa première expérience de travail à l’international. En effet, après avoir fait son baccalauréat en sciences politiques en Israël, elle a eu la chance de travailler auprès d’associations de femmes en zones rurales au Burundi.

« Chaque semaine, je marchais environ une heure et demie pour aller à la rencontre de femmes qui vivaient en zones reculées. Mon travail visait à outiller les femmes et à les conseiller pour qu’elles développent elles-mêmes les compétences liées aux projets. »

Avec Oxfam-Québec, le travail de Lily consistera plutôt à intégrer la justice entre les femmes et les hommes de manière transversale dans tous les projets. Elle travaillera ainsi avec l’ensemble des partenaires d’Oxfam là-bas.

Pour elle, la justice entre les femmes et les hommes, ça ne touche pas seulement les femmes, mais bien la société en général : « Dans le cadre de mon travail, je ferai aussi de la sensibilisation auprès des hommes et des garçons. Les violences faites aux femmes et aux filles, c’est un grand problème et il faut en parler avec la société au complet. Par exemple, si une situation touche une femme, elle touche forcément aussi son mari, ses enfants, etc. Il faut travailler avec tout le monde pour qu’un changement profond s’opère. »

Même si elle sait que les résultats de son projet seront peut-être différents de ce à quoi elle s’attend, elle demeure convaincue que son travail portera ses fruits : « Il ne faut négliger aucun résultat, aucun changement de comportement, même si ce n’est pas ce à quoi on s’attendait au départ. Toute action a des répercussions bénéfiques, il faut savoir prendre du recul et voir ce qui a fonctionné ou ce qui a moins fonctionné pour pouvoir faire mieux la prochaine fois. »

À quelques jours de son départ pour Kinshasa, elle se sent fébrile et à la fois excitée par cette nouvelle aventure : « J’ai fait tellement de recherches au cours de mes études sur les violences faites aux femmes et aux filles, et plus spécifiquement en RDC, que j’ai hâte d’être sur le terrain pour mettre en pratique ce que j’ai appris. Je connais bien le sujet en théorie, parce que je l’ai beaucoup étudié, mais là j’ai hâte de mettre la main à la pâte. Pour moi, c’est l’aboutissement de mes années d’études, c’est excitant ! »