La fièvre du sucre

Date de publication :  octobre 2013

Les grands noms du secteur agroalimentaire ne font pas suffisamment d’efforts pour mettre un frein aux accaparements de terres et aux conflits fonciers dans leurs chaînes d’approvisionnement, avertit Oxfam dans un nouveau rapport que l’organisation internationale publie aujourd’hui.

Intitulé « La fièvre du sucre », ce rapport met en lumière des exemples d’accaparements de terres et de conflits fonciers impliquant des fournisseurs de sucre pour les produits de Coca-Cola et de PepsiCo, ainsi que des conflits présumés au sein de la chaîne d’approvisionnement d’Associated British Foods.

Le commerce mondial du sucre est évalué à 47 milliards de dollars. L’an dernier, le monde a produit 176 millions de tonnes de sucre, dont plus de la moitié était destinée au secteur agroalimentaire. On prévoit que la production de sucre va augmenter de 25 % à l’horizon 2020.

Alors que notre appétit croissant pour le sucre inquiète la communauté médicale et que les mises en garde contre ses méfaits se multiplient, Oxfam attire l’attention sur un fait largement ignoré : le commerce du sucre contribue aussi à exacerber le problème des accaparements de terres et des conflits fonciers. Les cultures sucrières occupent déjà une superficie de 31 millions d’hectares (soit l’équivalent de l’Italie), principalement dans les pays en développement.

Les accaparements de terres sont de grandes transactions foncières opérées sans le consentement des communautés qui vivent des terres en question et qui se retrouvent expulsées sans compensation. Selon la campagne d’Oxfam intitulée La face cachée des marques, les dix grandes entreprises mondiales du secteur agroalimentaire ne disposent pas de politiques suffisamment efficaces pour éviter que les accaparements de terres et les conflits fonciers n’entachent leurs chaînes d’approvisionnement.

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