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Le 8 février 2010
Justine Lesage, agente communication - relations médias d’Oxfam-Québec, est en Haïti.
Lisez son blogue
Petionville Club
Soumis le 8 février 2010 à 13h19
L’ancien terrain de golf sert de camp pour les réfugiés, je l’ai déjà mentionné. On parle de 45 000 personnes, mais il est difficile de faire un recensement exact. La sécurité de l’endroit, et donc son accès, est contrôlée par l’armée américaine. Ceci expliquant cela, c’est pourquoi je n’ai pu faire que quelques photos de la citerne que Step et Steeve ont terminé d’installer aujourd’hui.
Je suis très impressionnée : il s’agit des fameuses citernes d’Oxfam que je vois en photo depuis des années (Darfour, tsunami, Liban…). La citerne est installée à l’entrée du club et elle est branchée depuis aujourd’hui sur le système d’irrigation des greens. C’est un golf à 9 trous, il y a donc 9 points d’accès sur le terrain. Nous n’en alimenterons que 7, les 2 autres étant situés là où les américains sont installés et ils n’ont pas besoin de nous pour boire.
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Peu d’Haïtiens se montrent prêts à se déplacer dans des camps situés en dehors de la ville et la population des camps se dit peu informée à propos des plans de relocalisation
Le 3 février, Oxfam a mené un sondage-éclair auprès des gens qui ont perdu leur maison lors du tremblement de terre, afin de mieux comprendre l’opinion de ces populations à propos de la décision gouvernementale d’établir de nouveaux camps.
110 personnes ont été interrogées (56 femmes et 54 hommes, tous chefs de famille) au Pétionville Golf Club à Delmas, l'un des plus grands camps de réfugiés de Port-au-Prince.
Les résultats du sondage démontrent que moins du tiers de la population du camp se déclare prête à se déplacer dans d’autres camps situés en dehors de la ville.
Par contre, si de nouveaux camps organisés s’ouvrent proche de leur ancien lieu de résidence, près de 75 % des répondants seraient prêts à se déplacer.
Le sondage révèle aussi le manque d’information publique disponible concernant les plans de relocalisation des camps de réfugiés. Alors que 63 % des gens ont entendu parler de tels plans gouvernementaux, personne n’en a entendu parler directement par le gouvernement et personne n’a été consulté – 13 % en ont entendu parler par des amis, 10 % par les radios locales, 1 % par les organisations non gouvernementales.
Les personnes interrogées s’accordent à demander que ces nouveaux camps offrent une couverture des besoins essentiels : des abris, de la nourriture, de l’eau et des services médicaux, ainsi que des emplois et des écoles.
« Les conditions de vies de la population des camps doit être rapidement améliorée. Nombreux sont les sites actuels qui n’offriront pas suffisamment de protection quand la saison des pluies commencera. Celle-ci, en l’absence de systèmes de drainage et d’assainissement adéquats, menace de détruire les abris et de causer des problèmes de santé publique. Or, si de nouveaux camps sont organisés, les gens ne devraient pas être obligés de s’y rendre. Il faut également, dans tous les cas, veiller à réduire la criminalité et à protéger les groupes vulnérables, comme les femmes et les enfants. Enfin, il ne faut pas oublier que les camps sont des solutions temporaires et ne doivent pas être installés comme des taudis permanents hors des limites de la ville. » déclare Marcel Stoessel, directeur de l’urgence pour Oxfam en Haïti.
Votre action porte fruit !
400 000 signatures de pétition et lettres aux FMI dans le cadre de l'action d'annulation de la dette d'Haïti ont été remises aux ministres des finances du G7 samedi par Michèle Bertol, une Canado-Haïtienne vivant à Iqaluit.
Les signatures proviennent d'Oxfam ainsi que de membres des organisations One, Avaaz et la « Jubilee Debt Campaign ».
Le ministre canadien des finances a annoncé que les pays du G7 se sont mis d'accord pour annuler la dette bilatérale d'Haïti. La dette d'un milliard de dollars n'est pas officiellement annulée, mais les pays du G7 ont une grande influence sur les institutions internationales de prêt qui doivent ultimement et officiellement annuler la dette d'Haïti. Nous espérons donc que le processus aboutira rapidement.
Les dons reçus :
Jusqu'à maintenant la COALITION HUMANITAIRE et ses membres ont recueilli 11,4 millions de dollars. Merci à tous nos donateurs de votre générosité !
Les membres de la coalition, toujours actifs sur le terrain, continuent à recevoir des dons.
L’ampleur de la destruction et le niveau de pauvreté en Haïti signifient que nous aurons encore besoin d’argent pour notre travail de réhabilitation et de développement à long terme. Les estimations officielles indiquent un délai de dix ans pour reconstruire le pays.
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