Une passion qui mène loin !

Josiane Yimbou revient tout juste d’un stage d’initiation à la coopération internationale Québec sans frontière dans la ville de Cotonou, au Bénin. Accompagnée de cinq autres stagiaires, elle a œuvré auprès d’ASSOVIE, organisation partenaire d’Oxfam-Québec et elle a contribué au projet Jeunes Lead’EREs. Ce projet vise la sensibilisation et la promotion de l’environnement auprès des jeunes, particulièrement les jeunes filles, afin de développer une expertise dans le domaine de l’éducation relative à l’environnement.

Engagée comme bénévole à Oxfam-Québec depuis quelques années, Josiane n’a pas hésité une seconde à témoigner de son expérience en terre béninoise.

Lorsque je me suis engagée dans cette expérience de stage, je souhaitais d’abord et avant tout acquérir de l’expérience dans mes domaines d’étude, découvrir une nouvelle culture et mettre à contribution mes compétences dans le domaine des sciences environnementales. J’étais très heureuse à l’idée de découvrir le Bénin, sa culture, sa population, ses mœurs, son art culinaire, son climat, sa richesse… Je partais avec l’ambition de renforcer mes aptitudes à travailler en groupe et de mettre à l’épreuve ma capacité à vivre avec des ressources matérielles et financières réduites, ainsi que de renforcer mes habiletés à gérer le stress et les conflits.

Avec le recul, je constate que mon stage m’a apporté beaucoup plus que ça ! Aujourd’hui, je comprends ce qu’est réellement la coopération internationale. Je reviens du Bénin avec une meilleure connaissance de moi-même… J’ai aussi beaucoup appris sur l’être humain en général et sur l’importance de l’aide internationale pour la création d’un monde meilleur et durable.

Pour moi, la coopération internationale est l’expression d’une amitié ou d’un partenariat durable entre deux ou plusieurs pays dans des domaines diversifiés, tels que l’accès à l’éducation, l’égalité entre les femmes et les hommes, l’agriculture et j’en passe. À mon avis, la coopération a été rendue formelle par des conventions, mais je pense qu’elle a toujours existé. La coopération change quelque chose si le suivi des projets se fait de façon régulière sur le long terme, jusqu’à l’atteinte des objectifs. C’est vrai, les changements peuvent être lents à se faire sentir, mais ils sont pourtant bien réels et possibles.

Autre que mes apprentissages professionnels, je garde en mémoire l’accueil des gens, la chaleur humaine et la joie de vivre des Béninoises et des Béninois malgré le taux élevé de pauvreté. Même si mon parcours a parfois été parsemé d’embûches – la chaleur accablante, les pluies et les inondations, etc. – je garde un très bon souvenir de mon passage au Bénin. D’ailleurs, je viens d’être sélectionnée comme accompagnatrice de la prochaine cohorte de stagiaires qui partiront au Bénin avec Oxfam-Québec l’été prochain. Je me sens privilégiée de pouvoir vivre cette nouvelle expérience avec Oxfam-Québec !