« Les gens regardent avec impuissance leurs cultures dépérir et leurs animaux mourir de faim. Il y a eu d’autres sécheresses, mais celle-ci est la pire que je n’aie jamais vue. Nous avons besoin d'aide. » Fatuma Hersi - Photo : Abiy Getahun/Oxfam

El Niño, les crises alimentaires se multiplient.

Des millions de personnes pauvres et vulnérables ont été confrontées à la faim et à la pauvreté cette année et le seront de nouveau l’an prochain à cause des températures record dans le monde, des sécheresses et des précipitations irrégulières en 2014 et 2015, exacerbés par ce qui pourrait être le phénomène El Niño le plus puissant jamais enregistré.

El Niño est un phénomène climatique récurrent qui provoque une augmentation des températures. Bien que celui-ci ne soit pas directement causé par les changements climatiques, le réchauffement de la planète accroît le risque d’épisodes El Niño intenses.

En 2015, El Niño a frappé plus durement neuf pays où Oxfam intervient : le Honduras, le Salvador, Haïti, le Guatemala, l’Éthiopie, la Somalie, le Malawi, le Zimbabwe et la Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Nous devons agir immédiatement pour protéger ces millions de personnes de la faim et de la maladie. Avec votre aide, nous pouvons porter assistance à des hommes, des femmes et des enfants qui manquent cruellement d’eau potable et de vivres.

Faites un don maintenant pour soutenir Oxfam dans sa réponse humanitaire face à El Niño.

El Niño : le cas de l’Éthiopie

El Niño a causé une sécheresse dévastatrice en Éthiopie, entraînant la pire crise alimentaire que le pays ait connue depuis 30 ans.

La pire sécheresse depuis les 30 dernières années

Au cours des 18 derniers mois, les pluies ont été irrégulières ou inexistantes en Éthiopie, une situation qui s’est aggravée sous l’effet d’un épisode El Niño particulièrement puissant cette année.

Les sources d’eau s’assèchent, les récoltes n’ont presque rien donné et plus de 500 000 têtes de bétail sont déjà mortes. Certains doivent marcher deux jours pour trouver de l’eau à donner à leur famille et leurs animaux. Le nombre de personnes affectées augmente rapidement et des hommes, des femmes et des enfants manquent cruellement d’eau potable et de vivres. Selon les estimations du gouvernement éthiopien, 10,2 millions de personnes auront besoin d’aide humanitaire en 2016.

Le gouvernement joue un rôle de premier plan pour faire face à la crise et près de 8 millions de personnes bénéficieront d’une aide dans le cadre de son programme de protection sociale. Mais une aide d’urgence est nécessaire.

Il est essentiel que la communauté internationale intervienne sans attendre pour protéger la vie des populations et éviter que cette crise alimentaire ne dégénère et se transforme en une catastrophe majeure. 

En Éthiopie, El Niño a un impact particulièrement important, car plus de 80 % de la population vit de l’agriculture. Les Éthiopiens sont donc extrêmement vulnérables aux sécheresses et au dérèglement des conditions climatiques.

Attroupement autour d’un réservoir d’eau installé par Oxfam, à Hariso (Éthiopie), qui fournit 10 000 m3 d’eau par jour. Photo : Abiy Getahun/Oxfam

Attroupement autour d’un réservoir d’eau installé par Oxfam, à Hariso (Éthiopie), qui fournit 10 000 m3 d’eau par jour. Photo : Abiy Getahun/Oxfam

La réponse humanitaire d’Oxfam en Éthiopie

Dans trois régions particulièrement touchées, Oxfam travaille en collaboration avec le gouvernement éthiopien pour porter assistance à plus de 160 000 personnes en leur donnant accès à de l’eau potable, des installations sanitaires, des vivres et d’autres aides vitales. Lors d’une crise alimentaire, l’approvisionnement en eau potable est essentiel pour boire et cuisiner, mais aussi pour l’hygiène. Nous prévoyons aider 777 000 personnes au cours des prochains mois, mais nous manquons de moyens financiers.

  • Dans la zone de Siti, dans la région de Somali, nous fournissons de l’eau et distribuons du fourrage pour les animaux. Nous avons restauré des puits, aidé à enterrer le bétail mort et construit des latrines pour les quelque 9 000 personnes qui ont établi des campements de fortune autour des points d’eau.
  • Dans la région d’Afar, en collaboration avec AISDA, une organisation partenaire locale, nous installons des réservoirs et approvisionnons environ 21 000 personnes en eau. Nous fournissons également des vaccins pour le bétail de plus de 13 000 personnes.
  • Nous travaillons également avec un autre partenaire local, Community Development Initiative, dans l’Arsi occidental, dans la région d’Oromie, où nous versons des dons en espèces à plus de 7 500 personnes.

Au-delà d’une assistance humanitaire d’urgence, nous continuerons d’aider la population afin qu’elle surmonte cette crise au plus vite.