Une succession de désastres naturels a affaibli les cultures de caféiers en Haïti, un enjeu majeur dans une économie basée sur l’agriculture. La commercialisation du café, qui faisait autrefois la fierté du pays, est aujourd’hui confrontée à plusieurs obstacles environnementaux, politiques et économiques.
En relançant la filière café, le projet Kafé Makaya a permis d’augmenter de 25 % les revenus des populations rurales participantes des départements du Sud et de la Grand’Anse, des régions fortement touchées par les changements climatiques.
PROJET : « Kafe Makaya »
2740 productrices et producteurs soutenus
(60 % de femmes)
Grand’Anse
(sud d’Haïti)
2019 – 2025
(6 ans)
Une approche intégrée fondée sur le leadership local
Avec ses partenaires locaux, Oxfam-Québec a soutenu une approche intégrée combinant agroforesterie, diversification économique, leadership inclusif et innovation technique. En renforçant leurs moyens de subsistance, leur autonomie économique et leur résilience climatique, de nombreuses familles ont connu une amélioration de leur niveau de vie.
Mis en œuvre de façon décentralisée, laissant une grande place au leadership local, le projet Kafé Makaya a mobilisé une série de partenaires, dont le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), des acteurs économiques de la chaîne de valeur du café haïtienne, des ministères haïtiens, de même que des acteurs de la société civile haïtienne et un centre de recherche sur le café basé au Costa Rica.
Des impacts concrets et durables
Grâce à cette approche partenariale et à la collaboration étroite entre les différentes organisations partenaires et les communautés, le projet a généré des impacts concrets et durables :
1 797 hectares (18 km2) de terres agricoles ont été remises en valeur, bénéficiant à 2 740 exploitations agricoles de petite taille.
Plus de 3 200 000 plantules de café et autres arbres ont été mis en terre.
De nouvelles variétés de café performantes, résistantes aux maladies et adaptées aux conditions climatiques actuelles ont été introduites.
Un centre de reproduction des caféiers, maintenant géré par l’État, a été construit.
1 200 productrices et producteurs ont été formés aux pratiques climato-intelligentes.
Les femmes et les jeunes comme piliers de la transformation sociale
L’impact du projet sur les femmes et les jeunes a été notable : leurs revenus ont augmenté de 29 %. L’inclusion et le leadership ont également été au coeur des avancées : 350 femmes et jeunes ont été formés en leadership et 120 projets entrepreneuriaux ont été financés, dont 60 % portés par des femmes. En matière de gouvernance, 40 % des postes décisionnels liés à la filière café sont désormais occupés par des femmes et des jeunes.
Au-delà des résultats quantifiables, ce projet financé par Affaires mondiales Canada démontre la force des approches communautaires et de l’agroforesterie comme leviers de transformation sociale et environnementale, lorsqu’elles sont portées par les savoirs locaux et un partenariat de confiance.
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