L’Amazonie productive et résiliente

Soutenir les populations vulnérables face à la déforestation.

La Bolivie, malgré une forte réduction de la pauvreté et des inégalités, demeure un des pays les plus défavorisés d’Amérique du Sud. En 2016, selon la Banque mondiale, 40 % de sa population vit encore sous le seuil de pauvreté et 1 personne sur 4 y est sous-alimentée.
Cette situation s’explique par la faible productivité agricole du pays, causée en partie par une surexploitation des terres, une mauvaise gestion des ressources hydriques et des pratiques agricoles qui ont mené à la dévastation des sols et à la déforestation.
Les dérèglements climatiques qui s’en suivent sont bien réels. Entre inondations, sécheresses et feux de forêt, les agricultrices et agriculteurs sont de plus en plus vulnérables. De plus, avec une diminution de la production locale, les habitants ont plus de difficulté à trouver des denrées et les prix augmentent. Les familles se retrouvent donc dans une situation d’insécurité alimentaire où l’accès à des aliments nutritifs est compromis.

C’est pourquoi Oxfam-Québec met en place des projets comme celui-ci, permettant à des centaines de familles boliviennes d’être mieux outillés et formés pour :
– mettre en place des pratiques de gestion durable des ressources naturelles,
– avoir un meilleur rendement agricole,
– et donc d’augmenter leurs revenus.
Cela leur permettra ainsi de mieux nourrir leur famille et d’améliorer leurs conditions de vie.

Bouton donnez pour l'ouragan Irma

La réalisation du projet

Oxfam-Québec, en collaboration avec son partenaire local, a mis sur pied un projet qui vise le développement de l’agroforesterie, c’est-à-dire une technique d’agriculture où des arbres sont plantés en complément de cultures ou de pâturages.
Le système agroforestier est un modèle agro écologique, qui, en plus d’avoir très peu d’impacts environnementaux, permettra aussi de s’adapter à la vulnérabilité environnementale de cette région.

Différentes pratiques de gestion ainsi que des technologies novatrices seront utilisées pour améliorer la productivité des systèmes agroforestiers (notamment l’utilisation de semences résistantes à la sècheresse). Celles-ci permettront ainsi d’améliorer la résilience des parcelles par rapport aux problématiques environnementales et climatiques qui affectent la région.

La vie d’une famille en Amazonie

Mairena Pena Cortez, 25 ans. Cette jeune femme provient d’une famille de 13 enfants. Il y a une dizaine d’années, ses parents ont acheté une terre pour pouvoir la cultiver.

Mairena raconte comment le projet lui a permis d’améliorer ses récoltes :

« Nos premiers arbres fruitiers ne poussaient plus après un mètre. En formation, on nous a suggéré d’y ajouter des arbres de la famille des légumineuses qui enrichissent naturellement les sols. La terre est
tellement pauvre que rien ne pousse sans l’aide de ce système agroforestier. Aujourd’hui, nous récoltons beaucoup d’oranges, de limes, d’avocats et de cacao, que nous vendons au marché. Grâce à ces revenus, je peux poursuivre mes études. »