Maisons de civils détruites par des raids aériens à Sana le jeudi 16 mai 2019. Maisons de civils détruites par des raids aériens à Sana le jeudi 16 mai 2019. Photo : Bassam Al-Thulaya / Oxfam Yemen

Oxfam-Québec continue de demander l’arrêt de la vente d’armes à l’Arabie Saoudite

Après quatre ans de guerre au Yémen,  la situation humanitaire est catastrophique et les Yéménites sont dans une situation critique. La situation s’aggrave à mesure que le conflit perdure et les populations vivent de terribles souffrances. Les frappes aériennes menées par la coalition dirigée par l’Arabie saoudite continuent à faire des victimes civiles et détruisent des infrastructures, rendant la situation encore plus difficile à une population dont 80 % a besoin d’aide humanitaire et de protection.

C’est dans ce contexte qu’Oxfam-Québec a lancé, en mars dernier,  une pétition pour que le Canada mette fin à son contrat d’armement avec l’Arabie saoudite. Des pays comme le Danemark, la Finlande, la Suisse, la Grèce et l’Autriche ont déjà pris des mesures pour cesser le transfert d’armes vers ce pays. Qu’attend le Canada pour le faire?

Passer de la réflexion à l’action

Vendredi 24 mai dernier, la directrice des politiques et campagnes d’Oxfam-Québec, Anne Duhamel, a rencontré le directeur adjoint des affaires parlementaires du bureau de la ministre des Affaires étrangères du Canada pour lui faire part des résultats de la pétition et voir ce que le gouvernement entend faire concernant l’arrêt de la vente d’armes à l’Arabie saoudite.

Le Directeur adjoint des affaires parlementaires a indiqué que le gouvernement examine, depuis octobre 2018, tous les permis d’exportation d’armement vers l’Arabie saoudite, accordés jusqu’alors – dont le contrat de vente de blindés légers –  et qu’aucun autre permis d’exportation d’armement vers l’Arabie saoudite n’a été émis depuis cette date.

Il est à noter qu’au cours des derniers mois, le Canada a exprimé sa volonté de revoir  le contrat d’armement conclu par le précédent gouvernement avec l’Arabie saoudite.  Nous continuons donc de demander au gouvernement de passer de la réflexion  à l’action en mettant fin à ce contrat de vente.

Joignez-vous à notre effort et partagez la pétition autour de vous. Chaque signature est une voix de plus pour dénoncer cette grave situation.