Vivre dans un camp de personnes réfugiées

Découvrez l'histoire de Nur

Nur a fui le Myanmar avec près d’un million d’autres personnes. Persécutée, elle avait le choix entre vivre et mourir: elle a choisi de vivre et se trouve aujourd'hui au camp de Cox's Bazar au Bangladesh.

 

Elle vit dans des conditions difficiles: des familles qui s’entassent dans une tente, un seul robinet pour 250 personnes. Il faut se rendre à l’évidence: les camps de réfugiés n’ont tout simplement pas été conçus pour faire face à une pandémie mondiale.

 

Dipankar Datta, le directeur-pays d’Oxfam Bangladesh explique: « avec 40 000 personnes par kilomètre carré, maintenir une distance entre les individus est impossible. Les gens partagent les installations sanitaires ce qui rend extrêmement difficile le respect des normes d’hygiène strictes ».

Imaginez seulement...

Vivre avec près de 40 000 autres personnes dans un kilomètre carré, c’est la réalité des plus de 855 000 réfugiés Rohingyas qui vivent au camp de Cox's Bazar au Bangladesh. Ici comme dans tous les autres camps de personnes réfugiées, une éclosion du coronavirus pourrait être tout simplement catastrophique.

Heureusement, nos équipes travaillent à trouver des solutions innovantes pour protéger ces populations vulnérables. Et aujourd'hui, nous avons besoin de vous pour y contribuer.

Être une femme dans un camp de réfugiés

La crise du coronavirus fait porter un plus grand fardeau sur les épaules des femmes, notamment sur les réfugiées. Elles sont responsables en grande majorité du travail de soin non rémunéré comme s’occuper des proches malades ou des enfants lorsque l’école est fermée.

 

Par ailleurs, le confinement augmente le risque que les femmes soient exposées à de la violence conjugale.

 

Alors que les pays dans le monde sont naturellement préoccupés par la situation sur leur territoire, il est crucial que la communauté internationale ne tourne pas le dos aux populations à risque. Une attention particulière doit être accordée aux risques auxquels font face les filles et les femmes durant cette crise. »

La créativité au service de la santé

Dans ce contexte, nos équipes ont redoublé de créativité pour protéger les personnes les plus vulnérables dans les camps de personnes réfugiées. Et si nous avons pu le faire, c’est grâce au soutien financier de nos donatrices et donateurs.

 

Par exemple, plus de 250 personnes manipulent le même robinet et la même barre de savon plusieurs fois par jour, ce qui augmente les risques de transmission. Nous avons donc développé, en collaboration avec les réfugiés du camp, une station de lavage des mains sans contact et qui fonctionne sans électricité.

 

Cette solution porte ses fruits, mais nous avons besoin de votre soutien pour l’étendre à l’ensemble du camp. Et nous avons également élaboré, toujours en collaboration avec les personnes réfugiées, des blocs sanitaires qui offrent aux femmes plus de sécurité et plus d’intimité. Et bien sûr, partout dans le monde, que ce soit en Jordanie ou au Yémen, nos équipes continuent d'apporter tout ce qu’il faut pour éviter que le coronavirus ne se propage: de l’eau, du savon et un rappel des consignes du lavage des mains. 

La crise du coronavirus a forcé nos travailleuses et travailleurs à faire preuve d’une impressionnante créativité. Avec votre don, vous mettez leurs idées ingénieuses en action. Et surtout, vous sauvez des vies.

Le travail d’Oxfam en cas d'urgence humanitaire

Oxfam a développé depuis des dizaines d’années une solide expertise en prévention des maladies infectieuses comme le choléra ou des virus, comme, le Zika et Ebola. Nous avons donc été en mesure de répondre rapidement à la crise du coronavirus auprès de nos partenaires et des populations les plus vulnérables, notamment dans les camps de personnes réfugiées.  

Au Bangladesh

Au camp de Cox's Bazar, nous avons intensifié nos efforts de promotion des bonnes pratiques d’hygiène et nous avons mis en place des solutions novatrices comme des distributeurs d’eau sans contact en plus de fournir du savon. Nos activités touchent en ce moment 173 000 personnes dans ce camp.

Au Burkina Faso

Où le conflit contraint au déplacement près de 780 000 personnes à l’intérieur du pays, nous travaillons à assurer un accès sécuritaire à de l’eau potable. Nous prévoyons construire 107 points d’eau.

Au Yémen

Dans les régions affectées par les conflits armés, Oxfam forme des bénévoles pour faire la promotion des bonnes pratiques d’hygiène et éduquer la population sur le coronavirus. Nous offrons de l’argent pour que les familles puissent s’alimenter et nous avons distribué près de 4 500 trousses d’hygiène. Nous avons besoin de votre soutien pour en distribuer 10 000.

En Jordanie

Au camp de Zaatari, qui accueille les réfugiés syriens, nous mettons sur pied des ateliers pour 2 000 enfants. Nous voulons continuer de poursuivre nos efforts pour atteindre 78 000 personnes.

En faisant un don aujourd'hui, vous joignez votre soutien à des milliers de donatrices et donateurs d'Oxfam-Québec qui agissent car elles et ils pensent que le monde ne s'améliorera pas tout seul. En faisant un don, vous contribuez à la création de solutions innovantes pour faire face au coronavirus dans plusieurs camps de réfugiés à travers le monde.
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