Prévention du harcèlement, de l’exploitation et des abus sexuels

Oxfam déploie des systèmes de prévention plus solides dans le monde entier

Montréal, 23 octobre 2018 – Oxfam rend public aujourd’hui le deuxième rapport d’avancement de son « Plan d’actions en dix points » visant la prévention du harcèlement, de l’exploitation et des abus sexuels ainsi que le soutien aux victimes.

« En février de cette année, Oxfam a promis d’améliorer ses systèmes de prévention, et nous nous y attachons effectivement jour après jour. Toutefois, nous avons conscience que le chemin est encore long pour atteindre notre objectif, a déclaré Winnie Byanyima, directrice générale d’Oxfam International. Nous allons poursuivre ces améliorations et continuer de faire preuve d’ouverture et d’humilité en acceptant les précieux conseils qui aideront Oxfam à assurer un environnement plus sûr pour toutes et tous. »

Tous les affiliés Oxfam, notamment les membres de leurs directions, participent désormais activement à de nombreux projets visant à améliorer la prévention et le soutien aux victimes, en collaboration avec des collègues de tout le secteur.

Pour sa part, la directrice générale d’Oxfam-Québec, Denise Byrnes, siège au comité directeur pour prévenir et combattre les inconduites sexuelles dans le secteur de l’aide humanitaire, un comité créé par le Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI) qui représente 85 organisations. Oxfam-Québec et plusieurs autres organismes membres du CCCI ont d’ailleurs signé en septembre dernier un engagement à mieux protéger le personnel, les bénévoles et les membres des communautés qui bénéficient de leur soutien.

La direction des ressources humaines d’Oxfam-Québec a quant à elle suivi une formation avancée lui permettant d’améliorer ses connaissances en matière d’investigations en cas d’inconduites sexuelles. Des démarches sont aussi en cours avec des organisations québécoises spécialisées afin de créer un module de formation qui habilitera les membres de l’équipe d’Oxfam-Québec à recevoir une confidence d’agression. Ces activités, tout comme les formations renforcées offertes au personnel sur le terrain, s’inscrivent dans le cadre des améliorations continues décrites dans le dernier rapport d’avancement d’Oxfam disponible sur son site Internet.

« Dans tous les secteurs d’activités, ici et ailleurs dans le monde, la dernière année a été marquée par une réflexion collective suscitée par les révélations qui ont conduit à l’émergence du mouvement #moiaussi, constate la directrice générale d’Oxfam-Québec, Denise Byrnes. Nous avons rapidement agi pour instaurer une politique de tolérance zéro afin qu’il n’y ait plus de victimes, et nous prenons tous les moyens qui s’imposent pour y parvenir. Nous savons que le public québécois nous fait confiance, et nous nous engageons à mériter cette confiance jour après jour », conclut-elle.

Nos réalisations à ce jour :

  • Hausse du personnel désormais formé à la conduite d’enquêtes sur les faits de harcèlement, d’exploitation et d’abus sexuels et à la mise en œuvre de pratiques plus solides.
  • Création d’un Groupe de référence composé de personnes survivantes par la Commission indépendante d’Oxfam, lancement d’un site Web et planification des activités de communication avec les communautés locales dans dix pays.
  • Mise à jour et clarification de l’application du Code de conduite d’Oxfam et signature par tous les employés permanents et contractuels ainsi que par les coopérants volontaires.
  • Dans chaque pays, formation d’au moins un membre du personnel comme « point focal prévention » pour recueillir les plaintes, dispenser des conseils et promouvoir la sensibilisation et la prévention; 119 nouvelles personnes ont été formées à la conduite d’enquêtes et sont prêtes à acquérir davantage d’expérience aux côtés d’enquêtrices et d’enquêteurs plus chevronnés.
  • Création d’une base de données centralisée pour l’ensemble d’Oxfam sur le harcèlement, l’exploitation et les abus sexuels et publication des données pour les six derniers mois, du 1er avril 2018 à ce jour.
  • Améliorations apportées dans les modes de signalement des faits préoccupants, notamment des lignes d’alerte confidentielles et un nouveau système centralisé de gestion des références du personnel.

Nos travaux actuels d’amélioration des processus :

  • Instauration de nouvelles politiques, notamment sur la prévention de l’exploitation et des abus sexuels, la prévention et protection de l’enfance et le soutien des personnes survivantes.
  • Augmentation des ressources et des budgets consacrés à la prévention.
  • Octroi de mandats à des enquêtrices et enquêteurs externes indépendants pour examiner un certain nombre de dossiers passés et formuler des recommandations d’améliorations à apporter aux systèmes et processus d’Oxfam. Ces recommandations figureront dans le rapport final de la Commission indépendante.
  • Envoi d’un questionnaire à des centaines d’ONG locales partenaires par l’intermédiaire de 67 de ses équipes pays concernant leur connaissance des comportements répréhensibles et leur capacité à les gérer, mais aussi à prévenir le harcèlement, l’exploitation et les abus sexuels. Les réponses nous aideront à évaluer les systèmes de prévention de nos partenaires et à commencer à les renforcer pour soutenir les personnes survivantes et satisfaire aux normes exigées par les bailleurs de fonds, les autorités compétentes et le public.

Notre soutien aux victimes

Entre le 1er avril et le 20 septembre 2018, 7 dossiers ont été clos et, selon la gravité des faits reprochés, les sanctions imposées sont allées de mesures disciplinaires au congédiement. Oxfam a aussi poursuivi l’examen de 60 dossiers de harcèlement, d’exploitation ou d’abus sexuels, en provenance de toute la confédération internationale.

« Oxfam continue d’encourager les victimes ayant subi un préjudice à se manifester. Le fait que de nombreuses personnes l’aient fait est positif. Cela se reflète dans le nombre de dossiers sur lesquels une enquête se poursuit. Nos équipes de prévention mettent tout en œuvre pour mener des enquêtes rigoureuses et les mener à bien. C’est pourquoi nous accroissons nos ressources et améliorons nos processus en la matière », a conclu Winnie Byanyima.