Raghda se tient dans la bibliothèque de l’Université de Mossoul, brûlée par Daech lors de l’occupation de Mossul. (Photo : Charlotte Sawyer/Oxfam)

Rentrée scolaire à Mossoul

Raghda pénètre dans la grande bibliothèque de l’Université de Mossoul. Autour d’elle, que des décombres. La bibliothèque a été complètement détruite. Des milliers de livres qui garnissaient les tablettes, il ne reste que des cendres. Les livres ont été brûlés durant l’occupation de Mossoul par Daech. La structure, elle, a subi d’importants dommages lors d’affrontements.

Raghda adore lire et étudier. C’est avec beaucoup de tristesse qu’elle constate qu’il ne reste plus un seul livre de la bibliothèque : « Un livre, lorsque c’est brûlé, c’est perdu à jamais. Quand l’histoire est brûlée,  elle est perdue », déclare-t-elle.

Des milliers de livres qui garnissaient les tablettes de la bibliothèque, il ne reste que des cendres. (Photo : Amy Christian/Oxfam)

Pleine de rêves, Raghda rêvait d’être médecin. Lorsque Daech (aussi connu comme État islamique) a pris le contrôle de Mossoul, elle a dû arrêter d’étudier durant deux ans.

Puis, lorsque les combats ont commencé entre les forces irakiennes et Daech, elle s’est réfugiée au camp de Hassansham soutenu par Oxfam.

Ragdha était inquiète. Elle savait que des bombardements signifiaient que son université pouvait être endommagée. Elle disait à sa mère : « Il n’y a plus d’espoir, je ne pourrai plus retourner à l’université, car elle sera détruite. »

Lorsqu’elle a regagné la ville de Mossoul, l’université était effectivement en ruines. La population souhaitait reprendre une vie normale le plus rapidement possible. Alors, contre toute attente, les cours ont repris …et les examens aussi.

C’est avec une détermination hors du commun que Raghda a étudié pour ses examens. Elle qui ne croyait jamais pouvoir reprendre ses études passait la nuit dans ses livres.  « Elle s’endormait ses livres à la main », raconte sa mère. Pleine de fierté, elle a réussi tous ses examens.

Un an après la reprise de Mossoul des mains de Daech, des milliers de personnes ne peuvent toujours pas rentrer chez elles en raison des dégâts considérables qui demeurent, du manque d’eau courante et d’électricité.

Dans la vieille ville, Oxfam œuvre à la réparation des conduites d’eau endommagées ainsi que des stations de pompage. L’organisation fournit des canalisations et des équipements afin d’acheminer de l’eau à 130 000 personnes qui sont revenues chez elles.

Une équipe d’Oxfam répare les conduites d’eau à Mossoul. (Photo : Amy Christian/Oxfam)

Oxfam à Mossoul

  • A apporté une aide vitale à plus de 100 000 personnes dans la ville de Mossoul.
  • A fourni 1250 tuyaux et un excavateur à la Direction de l’eau afin de réparer les canalisations de la vieille ville, qui acheminent l’eau à 35 000 personnes dans 5 quartiers – ce travail est toujours en cours.
  • A soutenu la réhabilitation de la première station d’épuration de la ville (Gazlani) qui fournit désormais de l’eau potable à 49 000 personnes.
  • A fourni des couvertures, des réservoirs d’eau, des lits, des générateurs et de l’eau à l’hôpital général de Mossoul et à 36 cliniques.
  • A rénové les installations sanitaires de 5 écoles de la ville permettant ainsi aux enfants de réintégrer leur école dans un environnement propre et sûr.
  • A apporté une aide financière d’urgence à plus de 2500 personnes retournant chez elles.
  • Grâce à son intervention à Ninive, Oxfam a aidé plus de 640 000 personnes.