Nomatter Ncube et ses enfants assis devant leur maison détruite après le passage du cyclone Idai à Chimanimani, au Zimbabwe. Photo: REUTERS/Philimon Bulawayo

Le cyclone Idai laisse des familles au milieu de paysages dévastés

Montréal, le 25 mars 2019 – Les équipes d’Oxfam organisent la réponse humanitaire au Mozambique, dans le sud de l’Afrique, où le cyclone Idai a fait au moins 700 morts et des centaines de blessés. À terme, ce sont plus de deux millions de personnes qui seraient menacées par les inondations. Les larges zones submergées de la région obligent des familles entières à se réfugier dans les arbres pour échapper à la noyade. Oxfam espère secourir environ 500 000 personnes au Mozambique et a commencé, dès hier, à solliciter l’aide du public partout dans le monde, à travers ses différents affiliés, dont Oxfam-Québec.

« Le portrait de la situation dont nous disposons est encore partiel mais l’on sait déjà que les dégâts humains et matériels sont considérables, commente la coordonnatrice humanitaire d’Oxfam-Québec, Céline Füri. Lorsqu’une telle catastrophe frappe, il est essentiel de nous organiser rapidement pour pouvoir prêter secours aux communautés touchées tant qu’il en est encore temps. »

CAMPS DE FORTUNE

Les directeurs Oxfam des trois pays dévastés par le cyclone, Mozambique, Malawi et Zimbabwe, évoquent tous le fort sentiment de désespoir ressenti par la population sur place et les paysages de désolation, composés de ruines et de zones inondées, qu’ils observent autour d’eux. 

Rotafino Donco, directrice Oxfam au Mozambique, explique que certaines familles sinistrées, qui ont dû abandonner leur maison et se retrouvent maintenant dans des camps de fortune, n’ont pas pu manger depuis des jours. Elle décrit ces femmes et ces hommes qui attendent toujours de l’aide, perchés dans des arbres ou réfugiés sur le flanc des montagnes, parfois avec leurs enfants. « Le prix de la nourriture a explosé », précise Mme Donco.

Le directeur Oxfam du Malawi, John Makina, a marché dans les camps où se sont réfugiés celles et ceux qui ont fui les inondations et leurs maisons détruites. « On mesure sur place l’ampleur des dégâts. Dans certaines zones, il ne reste aucune installation sanitaire, tout a été détruit, détaille-t-il. Cela risque d’entraîner des problèmes d’hygiène et de contamination. »

Le cyclone a frappé la ville de Beira, au Mozambique, avec des vents à 170 km/h et des pluies intenses. 90 % de la zone est maintenant inondée. « Nous sommes toutes et tous déterminés à sauver des vies, et à travailler aussi dur qu’il le faudra pour s’assurer que les moyens techniques nécessaires soient mis en place », déclare le responsable des communications d’Oxfam au Mozambique, Sergio Zimba, qui vient d’arriver sur place. 

FEMMES ET ENFANTS

Au Zimbabwe, plus de 250 morts ont déjà été recensés et des centaines de personnes sont portées disparues.

Obligées de fuir leur habitation, certaines femmes et jeunes filles deviennent plus vulnérables aux agressions.

Netsai Shambira, la coordonnatrice Droits des Femmes et Justice de genre pour Oxfam dans la région affirme :

« Nous effectuons une analyse de genre en urgence, car les femmes et les enfants sont les plus affectés par les catastrophes comme celle-ci. S’assurer que ces personnes soient en sécurité et bénéficient de protection est crucial, compte tenu des longues distances que la situation les oblige à parcourir. »

La réponse humanitaire d’Oxfam s’articule en priorité autour de l’eau, de l’hygiène et des installations sanitaires. Nos équipes s’assurent que les communautés touchées par la catastrophe puissent avoir accès à de l’eau potable ainsi qu’à de l’aide alimentaire.

Vous pouvez soutenir les populations affectées en faisant un don :

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