À la veille de la Journée internationale de la paix, des organisations canadiennes appuient la paix en Colombie

Montréal, le 20 septembre 2019 – Plus de quarante organisations non gouvernementales dont Oxfam-Québec, ainsi que des syndicats et des groupes confessionnels de partout à travers le Canada dénoncent l’escalade de la crise des droits humains qui sévit en Colombie, et exhortent le gouvernement canadien à en faire plus pour soutenir la continuité du processus de paix dans ce pays d’Amérique du Sud.

En 2016, un accord de paix historique a mis fin à plus de 52 ans de conflit armé entre le gouvernement de la Colombie et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), pour être aussitôt systématiquement miné par le gouvernement de Iván Duque Márquez.

Les organisations de la société civile canadienne et colombienne sont hautement préoccupées par la vague croissante d’attaques par des groupes paramilitaires visant les leaders de mouvements sociaux et insurgés démobilisés depuis la signature de l’accord. Avec l’annonce du mois dernier de plusieurs anciens commandants des FARC démobilisés d’une reprise des armes, le futur de l’accord n’a jamais été aussi incertain.

Selon Raul Burbano de Common Frontiers, l’une des organisations derrière la déclaration, « La manière dont le Président Duque tente systématiquement de nuire à l’accord de paix est très problématique. Sa politique partisane a mené les pouvoirs exécutif et judiciaire de l’État colombien à un conflit ouvert. Cela représente non seulement une attaque aux fondements de la démocratie de ce pays, elle sape aussi les efforts de paix en Colombie et dans la région. »

« Alors que le monde s’apprête à célébrer la Journée internationale de la paix, il est urgent que le gouvernement canadien utilise tous les leviers politiques et économiques à sa disposition afin de s’assurer que l’accord de paix soit implanté de manière effective par ses homologues colombiens. Le Canada a publiquement défendu ce processus et doit être à la hauteur de ses engagements, » selon Guillaume Charbonneau, du Fonds humanitaire des Métallos.

Cliquez sur ce lien pour accéder à la déclaration complète.

pop-in Muna

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