Photo: Abbie Trayler-Smith / Oxfam

Culture interne et politiques de prévention : Oxfam progresse

Montréal, 13 mai 2019 – Oxfam publie aujourd’hui le 4e rapport d’avancement de son plan d’action en 10 points visant le renforcement de sa culture interne, de ses politiques de prévention du harcèlement, de l’exploitation et des abus sexuels ainsi que de soutien aux personnes survivantes.

Le rapport rendu public aujourd’hui conclut que les membres du personnel d’Oxfam sont désormais mieux outillés pour dénoncer des comportements inacceptables et y faire face, tandis que l’organisation poursuit ses réformes de grande envergure en matière de culture interne, de prévention et de protection.

Les nouvelles procédures opérationnelles standardisées d’Oxfam améliorent la rapidité et la cohérence des signalements de faits repréhensibles, y compris auprès des bailleurs de fonds et des autorités. Les équipes pays d’Oxfam informent actuellement les gouvernements, les bailleurs de fonds et d’autres organismes au sujet des nouveaux systèmes mis en place. Ses affiliés, dont Oxfam-Québec, réitèrent leur conformité avec les normes du pays concerné et celles des bailleurs. Oxfam a par ailleurs pris plusieurs autres mesures détaillées dans le communiqué émis aujourd’hui.

Oxfam-Québec entame le dialogue sur sa culture interne

Au cours du dernier trimestre, Oxfam-Québec a également poursuivi ses efforts visant à renforcer sa culture interne. C’est dans cet esprit que tous les membres du personnel ont terminé ces trois formations obligatoires :

  • Introduction à la justice entre les femmes et les hommes chez Oxfam
  • Protection contre l’exploitation et l’abus sexuel
  • Nations unies : combattre l’exploitation et les abus sexuels

La formation Vivre nos valeurs sera pour sa part offerte d’ici fin juin 2019. Toutes les employées et tous les employés sont tenus de la suivre d’ici la fin du présent trimestre.

« Cette formation sera l’occasion d’échanger avec nos équipes sur les résultats de l’enquête menée par Oxfam sur notre culture interne et à laquelle 4000 membres de l’équipe ont répondu, souligne Annie Vaillancourt, directrice – ressources humaines chez Oxfam-Québec. Nous ne pouvons pas améliorer notre culture sans l’adhésion des membres de notre personnel aux valeurs et principes qui le guident. Nous avons l’assurance que notre réussite repose sur notre capacité à nous solidariser vers un seul et même objectif : le bien-être de toutes et tous. Et la formation Vivre nos valeurs en est l’une des pièces maîtresses », conclut-elle.

L’enquête menée par Oxfam a permis de cerner les principaux facteurs à l’origine des préoccupations des membres du personnel et d’en assurer le suivi, notamment sur le plan du bien-être, de la conciliation entre vie professionnelle et vie privée, de la dénonciation des irrégularités dans le milieu du travail. Cette enquête a révélé que :

  • Les membres du personnel d’Oxfam ne vivent pas toutes et tous sa culture interne de la même manière : il existe beaucoup d’expériences différentes en la matière. La majorité des membres du personnel affirment se sentir suffisamment en sécurité pour signaler des faits de harcèlement, d’exploitation ou d’abus sexuels à travers les mécanismes officiels de signalement ainsi que pour aborder des questions délicates avec leur responsable hiérarchique.
  • Bien que seule une petite partie du personnel ait eu des expériences négatives en la matière, celles-ci n’en demeurent pas moins inacceptables, et il est essentiel qu’Oxfam poursuive ses efforts de perfectionnement. D’après les témoignages reçus, les expériences négatives vécues par le personnel sont plus susceptibles d’être liées à des questions de hiérarchie, de sexe, de contrôle des ressources et d’origine.

Dépôt du rapport final de la commission indépendante

La Commission indépendante mise en place par Oxfam en mars 2018 et chargée d’examiner notre culture interne et nos processus de prévention et de protection publiera son rapport final en juin. Au cours des trois derniers mois, les membres de cette Commission ont rendu visite aux équipes des programmes de pays (elle totalise neuf visites depuis sa création) et a passé en revue les conclusions d’une enquête menée par des experts en gestion des incidents ainsi que les résultats d’un nouveau projet de recherche communautaire.

Denise Byrnes, directrice générale d’Oxfam-Québec, rappelle que la dernière année a été marquée par de profondes réflexions sur notre secteur d’activité, en collaboration avec d’autres acteurs, dont le Groupe de référence du Comité d’aide au développement (CAD) sur la prévention de l’exploitation et des abus sexuels de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), au sein duquel madame Byrnes représente la société civile. Des avancées importantes et des gestes concrets dans le vaste chantier que représente la standardisation des processus et des politiques internes ont également été réalisés.

« Au cours de la dernière année, Oxfam a été amenée à faire preuve d’humilité devant le travail à accomplir pour assurer la protection des personnes avec lesquelles nous travaillons et pour mieux soutenir les victimes de faits répréhensibles. Nous savons qu’aucun milieu de travail n’est à l’abri, mais le nôtre, celui de la coopération internationale, nous oblige à une vigilance accrue, parce que nous travaillons avec des populations particulièrement vulnérables. Nous avons le devoir de faire mieux, d’apprendre de nos erreurs et de mieux communiquer entre nous afin qu’aucune faille dans nos processus internes ne puisse permettre à une personne mal intentionnée de s’y faufiler. Nous nous y sommes employée, et c’est avec optimisme et détermination que nous poursuivons le changement déjà bien amorcé », conclut-elle.

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Contact:
Camille Garnier
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