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21 avril 2021 – À la veille du sommet du Jour de la Terre, Oxfam appelle le président des États-Unis Joe Biden et les dirigeants du monde entier qui participent à cet évènement en ligne à renforcer de toute urgence les mesures pour lutter contre la crise climatique.
« Pour rattraper des années d’inaction, les États-Unis doivent prendre des mesures urgentes et inclusives qui transformeraient les systèmes et les institutions pour faire face à la crise climatique et travailler avec les communautés marginalisées, a déclaré Abby Maxman, présidente et directrice générale d’Oxfam Amérique. Le changement climatique et les inégalités sont les deux faces d’une même médaille. Le sommet du Jour de la Terre ne doit être que le point de départ pour s’attaquer ensemble à ces crises. »
Les 10% les plus riches de la planète produisent plus de la moitié des émissions dangereuses de carbone. Pourtant, ce sont les personnes les plus pauvres et les plus vulnérables, celles qui polluent le moins, qui supportent le poids de la crise climatique. C’est notamment en réaction à cet état de fait qu’Oxfam-Québec a lancé une campagne en faveur d’une relance économique post-COVID verte, juste et inclusive. Une pétition à ce sujet a déjà recueilli environ 20000 signatures.
« On parle d’une injustice fondamentale. Ce sont les populations les plus pauvres et les générations futures qui en paieront le prix, sans que les plus riches ne subissent au final les conséquences de leurs propres actes, commente Catherine Caron, chargée de campagnes d’Oxfam-Québec. En ciblant les plus nantis, les gouvernements peuvent déclencher des changements cruciaux. »
Les besoins des plus vulnérables doivent ainsi être au cœur du sommet du Jour de la Terre et de l’agenda climatique de l’administration Biden. En tant que premier émetteur historique, les États-Unis ont la responsabilité de réduire leurs émissions de manière urgente et ambitieuse, et d’aider les plus pauvres à répondre et à s’adapter aux impacts dus aux changements climatiques.
« L’action des États-Unis en matière de climat doit être fondée sur la justice mondiale et être une déclaration morale, autant que politique et scientifique, a déclaré Abby Maxman. Les États-Unis doivent aux plus vulnérables du monde de proposer un objectif climatique qui contribue à leur juste part des réductions d’émissions mondiales et qui soit aussi ambitieux que possible. Tout autre objectif sera perçu comme un moyen pour le pays d’éviter ses responsabilités mondiales pour soutenir ceux qui souffrent déjà des effets dévastateurs du changement climatique. »
L’accord de Paris, qui a maintenant cinq ans, a marqué un tournant historique dans la lutte contre la crise climatique mondiale. Les pays ont convenu de fixer des objectifs volontaires de réduction des émissions dans le but de limiter le réchauffement de la planète à 1,5°C tout en augmentant la capacité des pays à s’adapter aux impacts du changement climatique. Cependant, la plupart des pays ne prennent pas suffisamment de mesures pour atteindre leurs objectifs climatiques.
« En réunissant les plus grands émetteurs et les pays moins riches lors du sommet du Jour de la Terre, le président Biden a l’occasion d’agir de toute urgence pour dépasser les engagements précédents, et d’inciter les autres dirigeants à faire de même”, a déclaré Abby Maxman. Avant la COP26 qui aura lieu à Glasgow en novembre, les États-Unis et les autres pays riches doivent prendre des engagements plus fermes, notamment en réduisant considérablement les émissions mondiales et en augmentant le soutien financier aux pays vulnérables. Ces derniers sont non seulement les moins responsables de la crise climatique, mais aussi les moins équipés pour y faire face. »
Alors que les scientifiques ne cessent de rappeler l’importance de limiter l’augmentation de la température mondiale, des leçons difficiles doivent être tirées de la pandémie de COVID-19. Le monde a été témoin des conséquences de l’inaction : des centaines de milliers de vies perdues, et des millions de personnes poussées dans la précarité et la faim.
« Les dirigeants mondiaux ne peuvent pas ignorer les leçons de la pandémie. Ils doivent placer la lutte contre la double crise du climat et des inégalités au cœur de la reprise de COVID-19″, a conclu Abby Maxman. Le moment est venu de prendre des mesures plus importantes et plus audacieuses qui permettront d’offrir un avenir plus résilient et plus digne où chacun pourra s’épanouir, et pas seulement survivre. »

Notes :

  • Les 10 % les plus riches sont responsables de plus de la moitié (52 %) des émissions ajoutées à l’atmosphère entre 1990 et 2015. Le 1 % le plus riche a été responsable de 15 % des émissions au cours de cette période, soit plus que tous les citoyens de l’Union Européenne et plus de deux fois plus que la moitié la plus pauvre de l’humanité (7 %). Pour en savoir plus, téléchargez le rapport d’Oxfam intitulé « Combattre les inégalités des émissions de CO2 ».
  • Les plans climatiques combinés soumis par les pays ne représentent qu’un maigre 1 % de réduction des émissions, ce qui est loin de la réduction de 45 % nécessaire pour limiter le réchauffement de la planète à moins de 1,5 degré et pour éviter les effets désastreux sur les communautés vulnérables.
Des porte-paroles sont disponibles pour des entrevues. Contact médias : Camille Garnier
Agent médias et relations publiques Oxfam-Québec
514 513-0506 – camille.garnier@oxfam.org

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