Photo: Abbie Trayler-Smith / Oxfam

Oxfam poursuit sa lutte contre le harcèlement, l’exploitation et les abus sexuels

Montréal, 16 janvier 2019 – Oxfam rend public aujourd’hui le troisième rapport d’avancement de son « Plan d’actions en dix points » (en anglais) visant à renforcer ses pratiques et politiques en matière de prévention du harcèlement, de l’exploitation et des abus sexuels ainsi qu’en matière de soutien aux personnes survivantes.

Oxfam accueille le rapport intérimaire de la commission indépendante

C’est en février 2018 qu’Oxfam International a adopté ce plan, dont l’une des pièces maîtresses était de confier à une commission indépendante le mandat d’évaluer les politiques et pratiques actuelles d’Oxfam. Ensuite, la commission devait proposer des pistes d’intervention, en s’appuyant notamment sur les leçons apprises de faits antérieurs, tout en ayant une approche globale, non centrée sur l’analyse de cas spécifiques. À partir de ces recommandations, Oxfam pourra poursuivre de manière éclairée son travail de renforcement d’une culture organisationnelle axée sur la prévention des abus.

Les travaux de cette commission, formée de neuf membres sous la coprésidence de Zainab Bangura, ancienne Secrétaire générale adjointe des Nations unies, et Katherine Sierra, ancienne vice-présidente de la Banque mondiale, ont débuté en mai 2018. Le rapport intérimaire (en anglais) vient d’ailleurs d’être publié. Les travaux de la commission se poursuivront jusqu’en mai 2019, à l’issue desquels un rapport final sera rendu public.

Pour sa part, Oxfam-Québec accueille ce rapport avec la plus grande attention. Les questions soulevées ainsi que les recommandations suggérées sont d’une importance cruciale pour le processus de révision et d’amélioration des pratiques et de la culture d’Oxfam. Nous espérons également que ces recommandations serviront à tout le secteur de la coopération internationale, qui est d’ailleurs largement mobilisé depuis un an, comme en témoigne l’intérêt manifesté par d’autres organisations à qui nous avons donné des formations à l’automne 2018.

« Comme l’indique le rapport de la Commission indépendante, nous nous engageons à tirer des leçons des expériences passées et à modifier nos pratiques et politiques afin qu’aucun manquement à notre code de conduite ne soit toléré, qu’il s’agisse d’inconduites sexuelles ou d’abus de pouvoir, soutient Denise Byrnes, directrice générale d’Oxfam-Québec. »

« Je tiens par ailleurs à saluer la contribution et surtout le courage dont ont fait preuve les personnes qui ont participé au processus d’évaluation de la Commission et qui ont eu confiance en nos mécanismes de dénonciation, ajoute-t-elle. Le travail de coopération internationale requiert que nous ayons des comportements exemplaires, notamment en matière de respect des personnes, puisqu’il s’agit d’une valeur sur laquelle s’appuie notre mission. C’est dans cet esprit, conclut madame Byrnes, que nous accueillons le rapport de la Commission et que nous continuerons à poser les gestes qui s’imposent pour nous améliorer. »

Nos actions des trois derniers mois

Depuis la publication de son second rapport d’avancement, à la fin octobre 2018, Oxfam-Québec a poursuivi la mise en œuvre de son plan d’actions en matière de prévention, en :

  • Offrant trois formations obligatoires à l’ensemble de son personnel :
    • Introduction à la justice entre les femmes et les hommes chez Oxfam
    • Protection contre l’exploitation et l’abus sexuel
    • Nations unies : combattre l’exploitation et les abus sexuels
  • Offrant deux formations à tous ses coordonnateurs terrain ainsi qu’à l’équipe du Bénin, dont Oxfam-Québec a la responsabilité :
    • Prévention du harcèlement et des abus sexuels
    • Oxfam : vivre nos valeurs
  • Offrant des formations sur la prévention du harcèlement et des abus sexuels à d’autres organisations du secteur de la coopération internationale :
    • À l’occasion de l’événement international IVCO (International Forum for Volunteering in Development). Un évènement qui a réuni des représentantes et représentants de 87 organisations en provenance de 29 pays;
    • Aux membres de l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) qui représente plus de 50 organisations non gouvernementales (ONG).
  • Révisant son Code de déontologie (approuvé par le conseil d’administration en décembre 2018)
  • Modifiant ses processus et outils de recrutement et d’intégration (affichages de postes, descriptions de postes, grilles d’entrevue, contrats de travail, formations d’intégration) pour y inclure des sections sur les valeurs et la prévention du harcèlement, de l’exploitation et des abus sexuels.

Ce travail se poursuivra dans les prochaines semaines par une formation qui sera offerte à l’ensemble de nos équipes sur les valeurs et principes guidant l’action d’Oxfam-Québec.

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