Oxfam investit plus de 3 millions de dollars dans la prévention du harcèlement

26 juillet 2018

  • Nomination d’une commission indépendante et examen en cours des processus de prévention du harcèlement
  • Formation de 119 nouveaux enquêteurs et enquêtrices en matière de protection
  • Investissement de plus de 3 millions de dollars pour la protection des populations avec lesquelles Oxfam travaille à travers le monde
  • Introduction d’un système de référence du personnel et contrôles préalables à l’embauche accrus
  • Mise en place de lignes de dénonciation en cinq langues

Oxfam a formé 119 nouveaux enquêteurs et enquêtrices  en matière de protection parmi son personnel depuis qu’elle a lancé son plan d’action en 10 points en février, après avoir été critiquée pour la manière dont elle a traité certains cas, notamment des affaires d’agressions sexuelles commises par d’anciens employés en Haïti.

Oxfam a invité dix autres ONG et organisations partenaires internationales aux formations qu’elle a mises sur pied dans six villes à travers le monde. Cela fait suite à sa promesse de contribuer à l’amélioration des processus de protection dans l’ensemble du milieu humanitaire et du milieu de l’aide internationale.

Oxfam a investi plus de 3 millions de dollars dans la protection à travers le monde, notamment en créant un poste de directrice associée ou directeur associé à la protection à l’international ainsi que des postes de responsables de la protection dans ses sept équipes régionales. Elle a créé une commission indépendante et elle offrira une formation sur la protection et sur la justice entre les sexes aux 10 000 membres de son personnel à travers le monde.

Oxfam a créé une base de données mondiale pour répondre aux demandes de références concernant tous ses employés et a accrédité des répondants dans toutes les organisations affiliées. Les affaires de faute grave, y compris l’agression sexuelle, seront clairement indiquées dans les références fournies à l’égard d’un employé, là où la loi le permet. Oxfam œuvre à améliorer les contrôles préalables à l’embauche et a fait de la protection un volet obligatoire du processus d’accueil et de recrutement du personnel.

Elle a mis sur pied une commission indépendante de neuf membres, qui enquête actuellement sur ses pratiques en matière de protection. La commission publiera son rapport d’ici mai 2019.

Oxfam a amélioré ses méthodes de dénonciation. Elle a mis en place des lignes de dénonciation en cinq langues et a ouvertement encouragé tout le personnel à les utiliser en toute confidentialité. Elle a rencontré plus de 20 institutions donatrices dans le but de mieux comprendre leurs attentes quant au dévoilement des renseignements et elle a élaboré une base de données centrale qui comprendra tous les rapports d’enquête en matière de protection.

Citations :

« Par notre plan d’action en 10 points, nous concrétisons les excuses que nous avons formulées pour ce qui s’est passé en Haïti, » a affirmé la directrice générale d’Oxfam International, Winnie Byanyima. « Nous commençons à en voir les résultats, mais ce n’est que le début d’un long cheminement. »

« La prévention du harcèlement est un enjeu important pour Oxfam-Québec. En ce sens, nous avons mis en place un nouveau système de signalisation des abus il y a 6 mois. De plus, deux de nos employées ont été formées comme enquêtrices pour assurer le suivi des signalements. Notre personnel a également signé un code de conduite révisé et a participé à une formation sur la prévention des abus et des exploitations sexuelles. » Denise Byrnes, directrice générale d’Oxfam-Québec

Notes aux éditeurs :

·  Le 16 février 2018, Oxfam a annoncé un plan d’action en 10 points visant à améliorer ses pratiques et ses politiques en matière de protection. Vous pouvez consulter les progrès détaillés du plan ici.
·  Le 16 mars 2018, Oxfam a mandaté une commission indépendante pour réviser sa culture interne et ses processus de protection. Les coprésidentes de la commission sont Zainab Bangura, ancienne Secrétaire générale adjointe des Nations unies, et Katherine Sierra, ancienne Vice-présidente de la Banque mondiale. Elles dirigent un groupe indépendant d’expertes internationales provenant des milieux des affaires, du gouvernement et de la société civile.

pop-in Muna

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