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Construisons l’avenir avec les femmes et les filles

Mettons fin aux violences basées sur le genre

La violence basée sur le genre, qu’est-ce que c’est ?

Les violences basées sur le genre englobent tout acte de violence physiquepsychologique, sexuelle envers une personne ou un groupe de personnes en raison de leur sexe ou du genre auquel ils ou elles s’identifient.

Ce type de violences est ancré dans les normes sociales et parfois formalisé par les lois, les politiques et les réglementations des institutions sociales. Outre les impacts psychologiques et physiques qui peuvent aller jusqu’à causer la mort, les violences basées sur le genre ont aussi des conséquences sur la vie sociale et la situation économique des personnes touchées. Elles peuvent être isolées de leur familles, de leur communauté ou de la société par leurs agresseurs, aggravant ainsi les liens de dépendance et de vulnérabilité face à ceux-ci.

 

De surcroit, nous assistons aujourd’hui à un rétrécissement de l’espace civique. Un peu partout dans le monde, les lois répressives se répandent et avec elles, les restrictions croissantes aux libertés d’expression, de participation, de réunion et d’association, entraînant un recul des droits des femmes.

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Témoignages de femmes ayant survécu à la violence fondée sur le genre

Sarah Khalil, portrait d’une femme forte et pleine d’espoir en Irak

 

À son arrivée à l’Association des femmes de Bagdad, Sarah, survivante de violences conjugales, a trouvé de l’accompagnement psychologique et émotionnel, ainsi qu’un espace pour se réconstruire.

L’association l’a encouragée à tourner la page et à envisager un nouveau départ. Sarah a alors décidé de se lancer dans l’apiculture. Elle a acheté quelques ruches et les a installées devant chez elle. Les débuts ont été difficiles, mais rapidement, elle a commencé à faire des profits en vendant du miel. Son activité a grandi, tout comme sa confiance en elle. Aujourd’hui, Sarah est fière de dire qu’elle a réussi.

Au Honduras : l’émancipation des femmes face à la violence

 

L’association Calidad de vida (Qualité de vie), partenaire d’Oxfam-Québec, se bat depuis 29 ans pour que les femmes puissent vivre sans violence. Basée à Tegucigalpa, la capitale du Honduras, l’association abrite un refuge pour femmes survivantes de violences, qu’elles soient physiques, sexuelles, émotionnelles ou psychologiques, afin de leur permettre de s’affranchir d’une relation abusive, de saisir la justice et de devenir des femmes autonomes et indépendantes. 

« J’aime travailler ici car je suis une femme qui a envie que toutes les femmes puissent vivre avec dignité. Surtout les femmes qui ne sont pas scolarisées et qui font face à la violence et n’ont pas les moyens de vivre une vie décente. »

Myriam Amador, 45 ans

Ergothérapeute, elle accueille les femmes quand elles arrivent au refuge.

Violences basées sur le genre en périodes de conflits

Les conflits et les situations d’instabilité exacerbent la discrimination à l’égard des femmes et des filles, les exposant à des risques accrus de violation de leurs droits fondamentaux.

Dans les contextes de crise, 70% des femmes subissent des violences basées sur le genre. Ce taux est deux fois plus élevé que la moyenne mondiale.*

À Gaza, les déplacements forcés ont séparé les familles, érodé les systèmes de protection sociale et exposé les personnes, en particulier les femmes et les filles, à un risque accru de violence.

  • Six mois après le début de la guerre à Gaza, plus de 10 000 femmes avaient été tuées, dont environ 6 000 mères, laissant 19 000 enfants orphelins.*
  • À Gaza, plus de 540 000 femmes et filles en âge de procréer n’ont pas accès à des articles nécéssaires à leur hygiène, à leur santé et à leur dignité.*

Aujourd’hui, 614 millions de femmes et de filles vivent dans des zones touchées par des conflits. L’Agence des Nations unies pour les réfugiés, le HCR, a estimé en 2023 que les femmes et les filles représentaient 51 % de la totalité des réfugiés. Les menstruations ne s’arrêtent pas pendant une situation de crise. Pourtant, les besoins liés aux règles, à la santé et à la dignité des femmes et des filles ne sont pas des priorités lors des interventions en cas de crise.*

 

* Source: ONU Femmes, avril et mai 2024

« En périodes de conflits, de chaos, les violences envers les femmes et les filles augmentent, nous le savons. Nous devons agir. Dans ces temps où nous constatons des défaillances majeures de systèmes – économique, écologique, démocratique, géopolitique -, nous savons aussi qu’en assurant la pleine participation des femmes aux décisions, nous avancerons vers un avenir plus égalitaire. Pour permettre cette transformation des pouvoirs, nous devons agir pour un monde sans violences envers les femmes – toutes les femmes -, pour assurer notre autonomie économique et corporelle. Cela commence avec nos corps. »

Béatrice Vaugrante

Directrice générale d’Oxfam-Québec

Oxfam-Québec et ses partenaires agissent

Pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles, il est indispensable d’investir dans les organisations de défense des droits des femmes et de les soutenir. Ainsi, dans plusieurs pays, Oxfam-Québec et ses partenaires mènent divers projets visant à sensibiliser et à agir contre les violences faites aux femmes. Voici certains de nos projets:

HONDURAS

ARTEMISIA est une clinique de soins complets pour les femmes et les adolescentes. Elle offre un espace sûr pour les filles et les femmes ayant subi des violences, combinant soins médicaux, soutien psychosocial et formations.

En savoir plus

GHANA

La formation du personnel de la santé et l’utilisation d’une technologie de messagerie texte alimentée par l’intelligence artificielle améliorent la prestation des soins maternels au Ghana.

En savoir plus

JORDANIE

L’Union des femmes jordaniennes apporte un soutien juridique, psychosocial et financier aux survivantes de violences jordaniennes, mais également à des femmes migrantes. C’est un espace sûr où les femmes peuvent reconstruire leur vie et accéder à une indépendance financière.

En savoir plus

Une hausse inquiétante des féminicides au Canada

En 2024, 187 femmes et filles ont été tuées  « parce qu’elles étaient des femmes ou des filles », selon l’Observatoire canadien du féminicide pour la justice et la responsabilisation. Cela signifie qu’une femme ou une fille est tuée tous les deux jours au Canada.

Les femmes autochtones sont plus à risque d’être victimes de violence fondée sur le genre. Les femmes et les filles autochtones représentent 21 % des victimes de féminicides au pays, alors qu’elles ne constituent que 5% de la population féminine au Canada.

Et au Québec ?

Au Québec, les violences basées sur le genre touchent des personnes de tous âges, de toutes origines et de tous milieux sociaux.

Les femmes autochtones, les femmes immigrantes, les femmes en situation de handicap, les femmes LGBTQ+ et les femmes en situation économique précaire sont plus exposées aux violences systémiques que les autres.

Ces violences se manifestent par des inégalités d’accès aux ressources, aux services, à la justice, à la santé, à l’éducation, à l’emploi et à la participation citoyenne.

Au Québec, les femmes et les filles demeurent les principales victimes de plusieurs formes de violence. Elles représentent : 

  • 89,5 % des victimes d’agressions sexuelles.
  • 95 % des victimes de proxénétisme et de traite des personnes.
  • 76,4 % des victimes d’infractions contre la personne commises dans un contexte conjugal.

Si vous êtes victime ou témoin de violence, n’hésitez pas à contacter une ressource d’aide et d’écoute :

En finir avec les violences faites aux femmes et aux filles

Quelques chiffres inquiétants dans le monde et au Canada:

Toutes les 10 minutes, 1 femme est tuée dans le monde.

Près de une femme sur trois âgée de 15 ans et plus a subi au moins une fois des violences sexuelles et/ou physiques de la part d’un partenaire intime.

80% des personnes déplacées par le changement climatique sont des femmes.

Dans un contexte humanitaire, 70% des femmes subissent des violences basées sur le genre, contre 35% à l’échelle mondiale.

Dans le monde, 15 millions d’adolescentes âgées de 15 à 19 ans ont été forcées d’avoir des rapports sexuels.

Au moins 230 millions de femmes et de filles âgées de 15 à 49 ans ont subi des mutilations génitales féminines.

Dans l'Union européenne, une femme sur dix âgée de plus de 15 ans a été victime de cyberharcèlement.

Au Canada une femme sur cinq a déjà vécu du harcèlement en ligne.

Sources: ONU femmes 2024, Canadian Women’s Foundation 2024

Rejoignez le mouvement

Il est temps d’en finir avec les violences contre les femmes et nous avons toutes et tous le moyen d’y contribuer dans notre vie, au quotidien. En dénonçant ce phénomène, en parlant autour de nous, sur les réseaux sociaux, en public et en privé, nous avons le pouvoir de modifier les comportements et les mentalités.

Joignez-vous à la conversation et relayez le message #16jours.

 

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