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SYRIE : La plus grande crise de personnes réfugiées au monde

La guerre en Syrie a commencé en 2011, il y a maintenant 10 ans. Pour beaucoup de gens, c’est une lutte pour survivre. Bien que la violence ait diminué dans de grandes parties du pays, la vie de la population reste extrêmement difficile. À la suite des conflits, la population syrienne est confrontée à une instabilité économique croissante et au manque de services de base, tels que les soins de santé.

générosité

Plus de 11 millions de personnes ont besoin de l’aide humanitaire

Nations Unies, 2021

maison

Plus de 5 millions de personnes réfugiées viennent de Syrie

Nations Unies, 2021

panneau directionnel

Plus de 6 millions de personnes sont déplacées

Nations Unies, 2021

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Une situation humanitaire qui s’aggrave en Syrie

La population syrienne est confrontée à d’incroyables défis. Le pays connait la plus grande crise de personnes réfugiées et déplacées de notre époque. Cette situation difficile est aggravée par plusieurs facteurs dont:

  • la pandémie de COVID-19
  • les opérations militaires de grande envergure dans le nord-est
  • les déplacements massifs de population dans le nord-ouest
  • les sanctions économiques
  • les frappes aériennes israéliennes
  • et la crise financière libanaise.

Une réponse humanitaire insuffisante

Malgré la situation syrienne, l’aide humanitaire pour la Syrie a diminué. Les promesses internationales faites à la « conférence de Bruxelles sur la Syrie » de juin 2020 ne répondent pas assez aux besoins de la population.

Aujourd’hui, 12,4 millions de personnes en Syrie n’ont pas un accès suffisant à des aliments, contre 9,3 millions de personnes au début de l’année 2020. Cela représente une augmentation de 33 % du nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire.

Les services essentiels de base font largement défaut, eux aussi. L’accès à l’eau potablel’assainissement, les soins de santé, l’éducation et les possibilités d’emploi sont très limités – sans compter qu’environ 90 % de la population syrienne vit sous le seuil de la pauvreté, selon l’ONU.

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Oxfam-Québec apporte son soutien à la population syrienne

puits

Réparation de puits et de canalisations d’eau

éclair

Fourniture d’une source alternative d’électricité

urgence

Distribution de trousses d’hygiène

poubelle

Amélioration de la gestion des déchets

Oxfam-Québec maintient son appui en Syrie grâce à un financement d’Affaires mondiales Canada pour une intervention dans le sud du pays, dans le gouvernorat de Deraa et dans les zones rurales aux environs de Damas.

Ce projet de deux ans qui a débuté en février 2020 vise à approvisionner environ 10 000 familles en eau potable par la réhabilitation d’infrastructures endommagées à la suite du conflit.

Il s’agit de remettre en état de marche le réseau d’aqueduc afin que l’eau se rende dans les communautés et jusque dans les foyers, du puits artésien en passant par les pompes, le château d’eau et le réseau de distribution.

De plus, Oxfam réhabilite les systèmes d’égouts et de drainage de ces mêmes communautés et distribue des bacs à déchets tout en faisant la promotion des bonnes pratiques d’hygiène auprès de la population. La réparation des infrastructures sanitaires dans des écoles est aussi visée.

Nous prévoyons d’approvisionner 1,5 million de personnes en eau potable. Nous nous efforçons également de promouvoir la santé publique et de renforcer les moyens de subsistance (nourriture, couvertures, etc.). Enfin, nous installons des latrines et des systèmes d’assainissement.

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Tout a changé pour Nesreen, Lubana et Tahani

Dix ans après le début du conflit, les femmes syriennes se concentrent toujours sur leur survie et celle de leur famille. Les gens sont bloqués ou s’enfoncent encore plus dans la pauvreté. Comme tant de femmes syriennes avec lesquelles Oxfam travaille, la question de savoir si elles pourront mettre assez de nourriture sur la table pour nourrir leur famille est une préoccupation quotidienne. Depuis que la guerre a éclaté dans le pays, tout a changé pour Nesreen, Lubana et Tahani.

Nesreen cultive pour sa famille

Nesreen, 39 ans, vit avec sa famille de six personnes dans le quartier rural de Damas. Elle s’occupe de son jardin pour essayer de soutenir le régime alimentaire de sa famille. 

« Je me souviens d’un après-midi sombre, il y a cinq ans, lorsque le bruit des explosions a commencé à monter tout autour de nous. Aller me cacher dans la cave la plus proche du quartier avec mes enfants était aussi risqué que de rester dans notre maison. Je me suis dit que si nous devions mourir aujourd’hui, que ce soit ici, dans notre maison. Rien n’effacera ces souvenirs de mon cœur et de mon esprit. »

Photo : Dania Kareh / Oxfam

Lubana dépend de l'aide humanitaire

Lubana, 65 ans, originaire de la campagne de Damas, est une rapatriée. Elle a tout perdu pendant la guerre.

« Notre vie tourne autour de l’agriculture. Avant la guerre, nous tirions un bon revenu de nos terres. Et nous pouvions nous permettre une vie modeste, mais confortable. Lorsque la guerre a éclaté, nous avons dû fuir notre ville natale et sommes restés éloignés pendant près de cinq ans.
 
Lorsque nous avons enfin eu l’occasion de rentrer chez nous, nous avons constaté que tout avait disparu. L’année dernière a été extrêmement difficile. Nous avons dû réduire nos dépenses et diminuer la taille de nos portions de nourriture.
 
En ces temps difficiles, nous ne pouvons nous empêcher de nous sentir brisés. Aujourd’hui, après dix ans de guerre, je ne vois toujours pas la fin de nos souffrances et j’espère qu’un jour mes enfants auront une vie meilleure que celle que je mène actuellement. »

Photo : Islam Mardini / Oxfam

Tahani travaille dans une ferme

Tahani, 42 ans, originaire de la région rurale d’Alep, travaille dans une ferme pour subvenir aux besoins de ses six enfants.

« Lorsque la guerre a éclaté en Syrie, j’ai perdu le contact avec mon ex-mari. À ce jour, personne ne sait s’il est encore vivant ou mort. Je subvenais seule aux besoins de nos six enfants. Au fur et à mesure que la guerre s’éternisait, nous avons presque tout perdu : notre maison, nos récoltes, la vie modeste que nous menions auparavant.
 
Rester dans notre ville est devenu trop dangereux. Nous avons dû partir et tout laisser derrière nous, déménager d’une ville à l’autre pendant cinq ans. 
 
Il y a trois ans, nous sommes rentrés chez nous et je ne pensais qu’à une chose : recommencer à zéro. Je pensais avoir survécu au pire. J’ai survécu au conflit, j’ai été obligée de quitter ma maison et j’ai vécu un divorce difficile, mais rien n’est comparable à ce que je vis aujourd’hui avec mes enfants.
 
Cette guerre a bouleversé nos vies et aujourd’hui, même après dix ans de guerre, je ne peux toujours pas m’imaginer mener à nouveau une vie normale. J’ai peur qu’un jour, il n’y ait plus rien d’autre à voir que des herbes et des feuilles. »

Photo: Islam Mardini / Oxfam

Un geste qui change des vies

En agissant ensemble, nous pourrons continuer à améliorer le quotidien de nombreuses personnes en situation d’urgence. Vous pouvez changer des vies en soutenant les activités d’Oxfam en Syrie.

urgence
16 $

J’offre une trousse d’hygiène à une adolescente

repas
65 $

J’offre des repas à une famille pour une semaine

outil
620 $

Je permets la réparation d’un mètre de canalisation d’égoût

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